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Le printemps signe l’ouverture de la chasse aux mouches !

Le laboratoire Elanco rappelle que la lutte contre les mouches doit commencer par l’application d’un larvicide dès le mois d’avril, puis d’un adulticide si, quelques semaines plus tard, des mouches apparaissaient dans les bâtiments.

Bernard Fily, support technique Elanco."Le contrôle des mouches exige bien une approche intégrée pour des résultats satisfaisants à long terme."
© DR

« Une mouche tuée en avril évite un million de mouches en août ! » Voici résumé par Elanco le principe sur lequel repose la stratégie de lutte contre les mouches dans les porcheries et justifie l’emploi d’un larvicide dès le mois de mars-avril, voire avant dans certains élevages. Il faut en effet comprendre le cycle de la mouche. Bernard Fily, support technique porc Elanco, le résume : une mouche adulte vit de deux semaines à deux mois. Elle pond 500 œufs en plusieurs pontes qui donnent des larves puis des pupes, puis des adultes, le cycle durant, selon la température, de 7 jours (à 35 °C) à 44 jours (à 16 °C). En réalité, une mouche vue « cache » cinq mouches en cours de développement bien présentes dans le bâtiment. « Il est donc important d’intervenir tôt dans l’année pour ne pas être débordé lorsque la température extérieure augmente. Voire toute l’année dans des locaux toujours chauds comme les post-sevrages."

Elanco préconise donc un programme complet adapté aux élevages de porcs sur la base de ses deux produits, le Neporex, larvicide spécifique, et Agita, un adulticide. Le protocole recommandé consiste à appliquer Neporex qui se présente sous forme de granulés solubles dans l’eau, soit à la volée, soit dilué via un arrosoir ou un pulvérisateur. « Il faut appliquer le produit toutes les six semaines, voire plus souvent dans certains cas, en privilégiant les zones propices à la ponte des mouches." À savoir dans les angles, le long des cases, sous les auges et nourrisseurs, aux abords des mangeoires, augettes, abreuvoirs… L’application du larvicide (de la famille des triazines) va inhiber la croissance des trois stades larvaires des mouches.

L’application devra être complétée par celle de l’adulticide si des éclosions de mouches apparaissent ponctuellement malgré ce premier traitement.

Le produit adulticide est un néonicotinoïde de deuxième génération, qui contient un attractif sexuel, du sucre et du lactose. « Le « plus » de ce produit comparé aux autres disponibles sur le marché tient au fait que le principe actif est intimement mélangé au sucre et à l’attractif », argumente Bernard Fily. Le produit se présente sous deux formes : un appât sous forme de granulés jaunes (Agita 1GB) à disposer dans des coupelles, ou des granulés solubles (Agita 10 WG) à diluer dans l’eau pour badigeonner des surfaces (murs ou plaques à suspendre). "L’effet sur les adultes est immédiat. »

Le protocole ainsi respecté nécessite des quantités de produits fonction évidemment de la surface à traiter, avec une base de 2,4 kg pour 100 m2 au sol de Neporex, et, concernant l’Agita, environ 180 g d’appât ou 220 g de granulé solide pour 100 m2. Soit un coût qui sera compris entre ???? et ???? pour 100 m2 selon le niveau d’infestation en mouches et les conditions de l’élevage. Car Bernard Fily le répète : le contrôle des mouches exige aussi des mesures physiques telles que la limitation tant que possible des croûtes du lisier, la présence de déjections, de résidus d’aliment… « Le contrôle des mouches exige bien une approche intégrée pour des résultats satisfaisants à long terme."

Claudine Gérard

 

Denis Talec a systématisé le larvicide dans son protocole de lavage des salles

Naisseur-engraisseur de 250 truies à Cléden-Poher, dans le Finistère, l’éleveur utilise quasiment toute l’année le larvicide Neporex au cours des opérations de nettoyage de ses salles de post-sevrage et d’engraissement. Il justifie cette conduite par les fréquentes apparitions de mouches en l’absence de traitement : « Je fabrique la quasi-totalité de mes aliments et j’ai recours au maïs humide. Ce qui procure des lisiers épais, avec des croûtes importantes où pondent les mouches ». Il opère donc de façon méthodique à chaque départ d’animaux : brassage du lisier et évacuation, application de Neporex à la volée, puis lavage qui entraîne le produit sous le caillebotis et dans la fosse, et enfin désinfection. L’opération est réalisée quasiment systématiquement, « car en post-sevrage, c’est l’été toute l’année ! ». Quant au produit adulticide, l’Agita, il l’utilise uniquement en cas d’apparition de mouches dans une salle. « On ne comprend pas pourquoi, d’un coup, elles apparaissent. Mais immédiatement nous intervenons en badigeonnant des parties de murs avec le produit, le résultat est immédiat, les mouches tombent aussitôt ! », témoigne-t-il. Le calcul du coût réalisé avec son technicien aboutit à une somme d’environ 1 200 euros par an. Elle est liée à l’emploi de 125 kg par an de Neporex pour 5 000 m2 d’engraissement et 260 m2 de post-sevrages traités dans l’année.

C. G.

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