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Le ministre de l’Agriculture à l’écoute des éleveurs des porcs

À l’assemblée générale de la Fédération nationale porcine le 14 juin à Saint-Quay-Portrieux dans les Côtes-d’Armor, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a affirmé son soutien aux producteurs sur les principaux sujets d’actualité : Fièvre porcine africaine, négociations commerciales, intrusions dans les élevages, bien-être animal.

Fièvre porcine africaine : "confiant sur la régionalisation"

« Je pense qu’on va obtenir la régionalisation » du statut indemne de fièvre porcine africaine (FPA), a affirmé le ministre de l’Agriculture. Si elle était accordée par les autorités chinoises, cette mesure permettrait aux zones indemnes d’un pays touché par la maladie de continuer à exporter. « Plus de 700 sangliers ont été contrôlés positifs en Belgique, la peste porcine se rapproche de la frontière française, a averti Didier Guillaume. Il reste un million d’euros pour finir les 11 derniers kilomètres de clôture », a-t-il ajouté, faisant référence à la zone blanche instaurée entre les deux pays. Actuellement, « si un seul animal est touché en France, le marché chinois se fermera et les prix s’effondreront », rappelle Paul Auffray, le président de la FNP. Les éleveurs porcins français ont jusqu’à 2021 pour mettre en place les mesures de biosécurité prévues par le décret du 16 octobre 2018. Pour financer ces investissements, « le PCAEA ne suffira pas », a lancé Didier Guillaume, appelant les conseils régionaux et départementaux à prendre le relais.

Négociations commerciales : "le compte n’y est pas"

"Avec une baisse de 4 % en moyenne des prix négociés entre les fournisseurs et la grande distribution cette année, les États généraux n’ont pas encore abouti aux résultats espérés", souligne le ministre, qui évoque pour excuse la promulgation tardive des décrets d’application. "Nous veillerons à ce que cela se passe beaucoup mieux en 2020". Une commission d’enquête sur les pratiques de la grande distribution a été mise en place. "Elle déterminera si, oui ou non, la répartition de la valeur ajoutée a été équitablement répartie à tous les maillons de la filière". Paul Auffray s’étonne qu’alors que tout le monde savait que les cours allaient augmenter rapidement à cause de la demande chinoise, les entreprises aient été contraintes de négocier des prix aussi bas. "Nous demandons au gouvernement de mettre fin à ces négociations commerciales d’un autre âge, qui se passent dans des box, à l’abri des regards, conduisant à des dérives inadmissibles !"

Intrusions dans les élevages : "nous devons les sanctionner !"

"Ensemble, arrêtons l’agribashing !", s’est exclamé Didier Guillaume. Selon lui, l’État prendra ses responsabilités pour sanctionner les fautifs. "Des instructions ont été données aux procureurs de la République pour durcir les mesures contre tous ceux qui entravent la loi en pénétrant illégalement dans les élevages". Il analyse durement les dérives du véganisme et de l’antispécisme : "les demandes sociétales évoluent, mais nous ne sommes pas dans un changement de civilisation. À toutes les échelles de l’Histoire et dans toutes les religions monothéistes, les animaux et les hommes ne sont pas au même niveau".

Bien-être animal : "il faut encore avancer"

"La société ne cesse d’évoluer. Les consommateurs ont de nouvelles exigences vis-à-vis des producteurs. Vous avez fait beaucoup de choses en 20 ans, et il faut le dire. Cependant, vous devez envoyer d’autres signaux positifs à la société pour prouver aux citoyens que vous continuez d’avancer." En réponse à cette injonction, François-Régis Huet, le référent bien-être à la FNP, a rappelé les actions engagées par la profession. "Nous sommes actifs sur le dossier de la caudectomie", a-t-il souligné. Une plateforme d’échanges pilotée par l’Ifip a été mise en place pour caractériser les essais afin d’identifier les pistes de progrès. Une grille de notation va être diffusée prochainement. Grâce à l’ensemble des actions menées, la filière française est perçue en Europe comme prenant le sujet à bras-le-corps. "Concernant la castration, la volonté de la filière est d’aller vers le développement des méthodes d’anesthésie", complète François-Régis Huet.

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