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L'offre de cases mise-bas bien-être pour les truies s'étoffe

L’engouement pour les cases liberté en maternité ne se dément pas. Au Space, pas moins de 12 modèles étaient présentés.

Selon les fournisseurs rencontrés au Space, les demandes en cases maternité liberté sont désormais majoritaires par rapport aux cases bloquées. « Le marché est très dynamique », explique Franck Lejeune, de la société Schauer. « 9 éleveurs sur 10 qui ont des projets en maternité s’y intéressent ». Un engouement surprenant, puisque, rappelons-le, aucune norme ou réglementation ne l’impose. Alors que, les premiers modèles étaient présentés dès 2015 par quelques rares entreprises particulièrement réactives, tous les équipementiers occupent désormais le marché. La tendance va vers des cases de grande dimension d’au moins 6 m2. Après une première phase où les modèles présentés n’étaient que des adaptations des cases bloquées existantes, de nouvelles cases mieux optimisées grâce au retour d’expérience des premiers utilisateurs étaient exposées. Les concepteurs ont eu pour principale préoccupation de faciliter le travail de l’éleveur et de garantir sa sécurité. Les cases offrent aussi plus d’espace à la truie, avec pour certaines des bat-flancs articulés pour aménager un espace carré. En parallèle, certains fournisseurs intègrent la gestion de l’ambiance du bâtiment (régulation biclimat) et de l’alimentation (précision des distributions), afin d’avoir des conditions propices à la libération de la truie, même à la mise-bas. Une réflexion qui se pose en alternative aux cases ascenseurs qui permettent aussi d’épargner des porcelets à la mise-bas, mais à un coût élevé. Enfin, les prix varient fortement selon les modèles et les équipements choisis. Par rapport à une case bloquée, il faut compter une plus-value comprise entre 200 et 800 euros. La surface de la case est un critère de différenciation important. Mais il y a aussi le type de sol, la position de la case, et la complexité du système de contention de la truie et du nid à porcelets (matériau utilisé, système de chauffage).

Les truies disposent d’une aire de 1,8 m de diamètre dans la case I-Tek

I-Tek a entièrement recomposé son offre de cases maternité, avec notamment un sol unique pour toutes les cases, bien utile pour faciliter la transformation de cases bloquée en cases liberté. Dans cette dernière de dimension imposante (2.4 x 2.7 m, soit 6,5 m2), la truie dispose d’un diamètre de 1.8 mètre pour se retourner facilement. Pour cela, l’un des bat-flancs est articulé en deux parties, qui confère à son espace de vie une forme carrée. La case est aussi disponible avec un chassis élévateur sous la truie.

La case liberté Calipro associe liberté et un sol ascenseur

Le modèle de case mise bas liberté exposé par Calipro était équipé d’un système ascenseur permettant de relever la truie quand elle se lève. « L’objectif étant à la fois d’assurer le bien-être de la truie et de maintenir les performances de production », souligne Christophe Pellan, directeur commercial Calipro. La case particulièrement grande (2.6 x 2.6, soit 6.8 m2) permet un grand espace de forme carrée pour la truie qui lui permet de tourner facilement, et un nid imposant (1.05 m2) pour les portées nombreuses. La cloison arrière est ouvrable dans les 4 sens pour faciliter l’entrée et la sortie de la truie. Elle dispose d’un portillon de visite pour que l’éleveur entre facilement dans la case en présence des animaux.

Le capot de la niche Coquelin pivote sur son axe

Coquelin est l’un des premiers équipementiers à avoir cru en la case liberté en maternité. À partir de son modèle conçu en 2015, quelques évolutions ont vu le jour, dont un capot de niche astucieux permettant de l’ouvrir facilement grâce à un axe pivotant sur son milieu. Coquelin propose un sol intégralement en caillebotis plastique + fil à l’arrière de la truie. La case standard fait 2.7 x 2.4 m, soit une surface de 6,5 m2.

Galvelpor propose un bat flanc articulé sur un côté

Galvelpor fait évoluer sa case maternité liberté avec un seul bat flanc qui s’ouvre en deux sur un côté de la truie. Les deux battant se fixent directement sur la cloison de séparation, ce qui évite d’utiliser des poteaux de renfort pour la rigidifier. Cette cloison dispose d’une barre anti-écrasement. À noter le capot du nid translucide en polycarbonate qui bascule sur un axe central pour faciliter la surveillance des porcelets. La case liberté de Galvelpor peut aussi être fournie avec un chassis élévateur sous la truie.

Une niche très ergonome pour la case Aco-Funki

Aco-Funki a fait évoluer la conception de son nid à porcelets. L’entreprise danoise utilise désormais des cloisons Trespa, plus robuste et plus facile à nettoyer que du plastique. La poignée d’ouverture de la trappe a été repositionnée dans l’axe du portillon, ce qui facilite sa manutention. L’auge (plastique ou inox) est située dans un angle de la case. Des tests comparatifs menés par le centre de recherche danois Seges donnent de bonnes notes à la case Aco-Funki sur les aspects transfert des truies, facilité d’ouverture du portillon, disponibilité de l’aliment pour les truies et les porcelets, et pour les conditions de travail au sevrage. La surface totale de la case varie de 6.8 à 6,5 m2 selon sa configuration, avec une surface disponible pour la truie de 3.9 à 4.6 m2.

L’éleveur accède à la truie en toute sécurité dans la case Big Dutchman

Quelle que soit la configuration de la case liberté de Big Dutchman, l’éleveur est en sécurité pour gérer l’ouverture ou la fermeture des barrières de la case. Le bat flanc situé à l’opposé du nid à porcelets s’ouvre à 90 ° pour mettre la truie en mode liberté, permettant à la truie de disposer de plus de 3 m2 de surface. L’autre bat flanc pivote sur son axe avant pour offrir à la truie un large espace pour entrer ou sortir de la case. Pour accentuer la rigidité de l’ensemble, les poteaux avant et arrière des bat flancs sont reliés entre eux par un tubulaire.

Coppens et RV-Biotech proposent un espace de liberté modulable pour la truie

RV Biotech commercialise en France la nouvelle case maternité liberté du hollandais Coppens. L’un des deux bat flancs qui délimitent l’emplacement de la truie est conçu pour être entièrement mobile, permettant d’allouer à la truie une surface de taille variable qui peut aller jusqu’à 4.3 m2. La niche reprend le concept de régulation intelligente, avec une mesure de la température à la surface des porcelets qui régule l’ouverture du capot, associée à un plancher isolé. Différentes options sont disponibles pour l’aménagement du sol : caillebotis enrobé de plastique (Nooyen), fonte, et fil. L’objectif est de bloquer la truie le moins longtemps possible. Pour cela, RV Biotech préconise une gestion d’ambiance biclimat (truies et porcelets) et un distributeur d’aliment de précision Gestal.

Une cloison latérale amovible pour la case Schauer

Schauer propose une cloison latérale amovible afin de faciliter l’entrée de la truie dans sa case liberté. Une amélioration nécessaire afin d’avoir accès depuis le couloir à la fois à la case, à la niche des porcelets et à l’auge de la truie. « Cette conception fait l’unanimité parmi les éleveurs qui l’ont choisi », affirme Franck Lejeune. Le nid fermé sur 3 côtés est équipé d’un capot qui s’ouvre sur les 2/3 de sa surface. À l’intérieur de la case, l’un des bat flancs articulé permet d’offrir un maximum de surface à la truie. La case standard fait 2.4 x 2.6 m, soit une surface totale de 6.24 m2. Les sols peuvent être composés du concept breveté Modulo-Mat de Fournier adaptatif et conçu pour optimiser la pose des éléments constituant le sol.

Weda donne priorité à la sécurité de l’éleveur

La case Weda dispose d’un passage permettant d’accéder facilement à l’auge de la truie sans entrer dans la case. Cette configuration permet de placer le nid à porcelet le long du couloir d’accès. La truie dispose aussi d’un passage donnant sur le couloir pour entrer et sortir de la case.

Vereijken propose un caillebotis antidéparant. 

Son caillebotis plastique PRo Gripp est structuré en forme de pavés pour que la truie ne glisse pas. Ils sont utiles également aux porcelets pour qu'ils prennent appui pendant la tétée. Le sol du nid à porcelets est également composé d'un plastique creux dans lequel circule de l'eau chaude qui diffuse ainsi une chaleur homogène sur toute sa surface.

L’Italien Evotek se met aussi à la case mise-bas liberté

Evotek revient en France, avec sa nouvelle cases maternité liberté dont le sol est essentiellement constitué de fil enrobé de plastique. Sur le modèle présenté au Space, un vaste îlot en béton occupe l’arrière de la truie et la façade du vaste nid. Seule la partie arrière d’un seul bat flanc s’ouvre pour libérer la truie. Sa partie avant reste fixée au sol pour protéger le nid à porcelets.

Deba Brothers, le bien-être des truies allaitante version chinoise

La case mise-bas liberté présentée au Space par le chinois Deba Brothers ressemble beaucoup au modèle d’un fournisseur européen également présent au salon rennais. L’auge de la truie est positionnée dans un angle de la case. Le nid à porcelet dispose d’un capot partiellement relevable. Le passage en mode liberté ne nécessite l’ouverture que d’un seul bat flanc qui s’articule autour de son point d’ancrage avant.

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