Aller au contenu principal

Porc : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière porcine dédiée aux agriculteurs, éleveurs de porcs.

E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

L’alimentation des porcelets et porcs charcutiers à l’heure de la micro-nutrition

La connaissance des besoins des porcs dépasse largement le niveau des macro-nutriments, protéines, matières grasses… Les chercheurs traquent aujourd’hui les niveaux optimums de micro-nutriments. et l’impact des différents additifs sur l’absorption intestinale.

Le fer n’est probablement pas le seul élément dont le porcelet soit carencé, selon des chercheurs canadiens.
Le fer n’est probablement pas le seul élément dont le porcelet soit carencé, selon des chercheurs canadiens.
© C. Gérard

L a carence du porcelet en fer est connue depuis des décennies. Les apports se sont systématisés, généralement par voie injectable mais aussi sous forme orale. Aujourd’hui, les nutritionnistes se penchent sur d’autres éléments « mineurs » dont le nouveau-né serait carencé. Jacques Matte, chercheur à Agriculture et Agroalimentaire Canada, Sherbrooke, vient d’établir que le transfert périnatal de la mère au porcelet serait aussi insuffisant pour les vitamines A et D, le cuivre et le sélénium. Le lait de truie s’avère en effet pauvre en ces micronutriments, comme le prouvent les analyses qu’il a réalisées sur des sérums de truies en fin de gestation, sur le colostrum et le lait après mise bas ainsi que sur les sérum des porcelets nés de ces truies. « Ces résultats portent à croire que l’évolution de l’espèce porcine n’ait pas favorisé le transfert de ces micronutriments de la mère au porcelet », précise le chercheur qui émet l’hypothèse qu’en conditions naturelles (en extérieur donc), ces micronutriments sont disponibles en abondance : rayons UV qui activent la vitamine D, b carotène (précurseur de la vitamine A) dans les plantes, et accès aux oligo éléments présents dans le sol. L’auteur conclut que, dans les conditions actuelles d’élevage, de nouvelles stratégies néonatales en micronutriments seraient nécessaires en complément du fer et du sélénium.


Les enzymes s’imposent


Aujourd’hui quasiment systématiquement utilisées dans les formules pour volailles, les enzymes commencent à s’imposer dans les aliments pour porcelets, voire porcs charcutiers. C’est le cas de la phytase qui permet de libérer le phosphore phytique et qui, aux doses recommandées par les fournisseurs, permet de se passer d’incorporation de phosphate bicalcique. Une présentation faite par Gustavo Cordero qui travaille chez AB Vista, fournisseur d’enzymes, a montré qu’un surdosage de cette phytase à 2000 unités contre 500 habituellement utilisés, améliore les croissances des porcelets de 22 à 55 kg de + 6,7 % et l’indice de consommation de – 2,3 %, « ce qui met en évidence l’effet extra phosphorique de cette nouvelle phytase microbienne ». Il émet l’hypothèse que les phytases, en hydrolysant les phytates, peuvent aussi libérer de l’énergie et des acides aminés « emprisonnés » dans ces molécules de phytates.
Plus récemment, ce sont d’autres types d’enzymes qui trouvent leur place en alimentation des porcs, les xylanases. Les principaux fabricants d’enzymes (AB Vista, Adisseo (voir p 14) ou Danisco) ont conduit des essais avec des formules contenant plus ou moins de fibres. Les xylanases sont en effet capables d’hydrolyser une partie des fibres contenues dans les parois végétales et donc d’améliorer la teneur en énergie digestible des aliments jusqu’à 50 à 175 Kcal/kg, selon les conditions d’essais et les enzymes testées. Avec aussi des résultats nuls, les différences de performances n’étant pas significativement améliorées par l’ajout d’enzymes… Les débats portent à présent sur le type d’enzymes en fonction des substrats et sur l’opportunité d’associer plusieurs enzymes pour en maximiser l’effet.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir porc.

Les plus lus

Vignette
Aux États-Unis, les contrôles des défauts de carcasse confiés aux abattoirs

Le département américain de l’agriculture (USDA) prévoit de retirer toute limite à la vitesse à laquelle les abattoirs…

Vignette
Un nouvel observatoire national des vaccins vétérinaires

Le Syndicat de l’industrie du médicament et réactif vétérinaires (SIMV) vient de publier les taux de vaccination des…

Les règles se durcissent pour l’alimentation des porcs bio

Au 1er janvier 2021 pour les porcs bio de plus de 35 kg, au 1er janvier 2025 pour les plus petits…

Vignette
Les Allemands testent les viandes odorantes dans les charcuteries

33 %, c’est le taux maximum de viandes odorantes acceptable dans la mêlée pour faire une saucisse de Francfort de…

Vignette
La Chine prépare déjà l’après fièvre porcine africaine
Les autorités chinoises veulent rétablir la production rapidement. Les grands groupes présents dans le pays pourraient en…
Vignette
Jean-Baptiste Belloeil a conçu un bloc naissage pour faciliter le travail
Éleveur multiplicateur femelles Nucléus à Lanfains, dans les Côtes d’Armor, Jean-Baptiste Belloeil a construit un bloc naissage…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8€ TTC/mois
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Articles en libre accès
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT'Hedbo Porc (tendances et cotations de la semaine)