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Porc : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière porcine dédiée aux agriculteurs, éleveurs de porcs.

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Herta, Bigard et Evel’Up contractualisent sur 2 000 porcs par semaine

Le dispositif d’avance de trésorerie remboursable, mis en place par les trois partenaires, va gérer les écarts entre le prix de production et le prix de vente du porc.

Fabrice Didier, responsable de la filière porc chez Bigard Quimperlé, Guillaume Roué, président d’Evel’Up, et Arnaud de Belloy, PDG de Herta. "Ce dispositif a vocation à instaurer un climat de confiance entre les différents acteurs."
© DR

Le salaisonnier Herta, l’abatteur Bigard et le groupement de producteur Evel’up ont annoncé, le 25 février sur le Salon de l’agriculture, le lancement d’une contractualisation dès le 1er avril sur environ 2 000 porcs par semaine. L’un des objectifs de ce contrat vise notamment à lisser le revenu des exploitants agricoles. Dans ce cadre, un dispositif d’avance de trésorerie remboursable va être mis en place lorsque le prix de marché sera inférieur à l’indice de coût de production défini par Inaporc et recalculé chaque trimestre. Elle sera versée par Herta au groupement, qui la répartira ensuite entre les éleveurs. Le remboursement de cette avance de trésorerie se fait si l’éleveur sort de la démarche à la fin des trois ans. Il peut également choisir de prolonger l’engagement pour poursuivre la gestion de son avance de trésorerie. « Ce dispositif a vocation à instaurer un climat de confiance entre les différents acteurs. Concrètement, il permet d’assurer des garanties de débouché à la filière », précise Guillaume Roué, président d’Evel’Up.

Un fonds sera également alimenté pour financer des projets de R & D, de modernisation d’élevage ou d’installation de jeunes agriculteurs. Il pourra récolter jusqu’à 50 000 euros par an. Les exploitants intégrés à la filière Préférence d’Herta et référencés auprès de l’abattoir Bigard de Quimperlé peuvent entrer dans la démarche à hauteur de 30 %, 40 % ou 50 % de leur volume. Ils s’engagent à respecter un cahier des charges sur le bien-être animal, la qualité de la viande et à ne pas utiliser d’antibiotique en post-sevrage. « On va plus loin que nos précédents contrats avec une durée de trois ans et la prise en compte du coût de production des éleveurs », s’est félicité Arnaud de Belloy, le PDG de Herta. Il précise que l’engagement d’Herta ne pourra pas être remis en cause en cas de changement de propriétaire. Bigard devrait de son côté renforcer sa place de premier fournisseur auprès d’Herta avec une augmentation des volumes de jambon livrés de l’ordre de 15 à 20 %.

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