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Evel’Up propose une épargne de précaution à ses adhérents

CCO Public Domain

Evel’Up propose à ses adhérents un nouveau service destiné à favoriser l’épargne de précaution pour faire face aux aléas de marché. Appelé Protélis, il s’appuie notamment sur une nouvelle mesure fiscale mise en place en 2019 qui s’appelle « déduction pour épargne de précaution » (DEP). Cette mesure permet à un agriculteur de déduire une partie de son revenu imposable annuel jusqu’à 20 700 euros par an (plafond multiplié par le nombre d’associés pour les structures sociétaires). La gestion de l’épargne des éleveurs est faite sur un compte individuel au sein de leur coopérative, après la signature d’un contrat pluriannuel avec cette dernière. Le mécanisme est indexé sur l’évolution des prix du marché. L’épargne est constituée lorsque la moyenne annuelle du marché (du porc breton pour les éleveurs Evel’Up) est supérieure à un prix moyen de référence calculé sur les cinq dernières années. Le double de la somme épargnée peut être déduit du revenu déclaré aux impôts. Chez Evel’Up, cette épargne est mise sur des placements de trésorerie rémunérés. Quand le prix de marché devient inférieur à la moyenne de référence, l’éleveur peut récupérer la somme épargnée. Il doit alors réintégrer le double de la somme récupérée au revenu déclaré au fisc. Mais les revenus de ces années étant plus faibles, le taux d’imposition est moins important. Protélis se porte caution si la coopérative ne peut pas rembourser l’éleveur. « Protélis apporte un service innovant et permet de répondre à une demande des adhérents de notre coopérative », indique Thierry Gallou, le directeur d’Evel’Up. Il souligne aussi « la nécessité de mettre de côté les bonnes années pour pouvoir réinjecter de la trésorerie les années plus délicates ». Protélis est aujourd’hui proposé par cinq coopératives à leurs adhérents totalisant 25 000 agriculteurs. Il couvre sept productions différentes : porcs, vaches laitières, blé, maïs, colza, pommes de terre et betteraves sucrières.

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