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Eric Fraboulet pilote au plus juste son engraissement

Il fait partie du groupe d’éleveurs qui ont affiché les meilleures performances en engraissement au sein de l’échantillon Cooperl. Sa recette : rigueur et respect des fondamentaux.

Les résultats sont au rendez-vous chez Eric Fraboulet, naisseur-engraisseur de 280 truies à Saint-Thélo dans les Côtes-d’Armor : la GTE d’octobre 2014 à septembre  2015 affiche un GMQ 30-115 kg de 855 g/j et un indice de 2,47, ce qui place ce jeune éleveur dans la catégorie « élevages à moins de 2,6 d’IC en engraissement » sur l’échantillon enquêté (voir pages précédentes).

La visite de son élevage et la discussion qui s’installent confirment les points clés identifiés par Thierry Méner et son équipe : le choix de l’aliment en miette pour la soupe, la rigueur dans la distribution, avec une surveillance serrée d’un repas par jour et l’ajustement de chaque vanne, et le confort des porcs – pas de surcharge, 35 cm par porc à l’auge, des cases de 11 à 13 porcs et une ambiance des salles parfaitement maîtrisée.

À l’entrée en engraissement, les porcs sont issus d’une même case de post-sevrage divisée en deux, pour constituer des cases de 11 à 13 porcs, femelles et mâles entiers mélangés. Le plan d’alimentation suit une courbe « classique » : 40 g par kilo de poids vif, puis une augmentation « aussi rapide que possible » pour atteindre le plafond de 2,55 kg, un niveau revu à la baisse compte tenu de carcasses des femelles jugées trop grasses avec un précédent plafond à 2,65 kg. L’aliment est distribué en trois repas (4 h, 10 h 30 et 18 h), tous les jours, « avec toujours un repas surveillé de près », le pocket d’Acemo en main pour gérer chaque vanne si besoin. Au final, la consommation moyenne est de 2,11 kg par porc et par jour.

L’éleveur prend aussi le soin de vérifier chaque auge et nettoyer si besoin avant la distribution. Les aliments utilisés sont le Multi BE croissance puis Multi BE finition, « qui représentent 95 % de nos ventes d’aliments pour porcs charcutiers, sachant que ces formules sont spécifiques à la production de mâles entiers », précise Thierry Méner, responsable aliment Cooperl.

Par ailleurs, le souci de l’hygiène est remarquable. L’éleveur nettoie sa machine à soupe systématiquement chaque semaine, vide les fosses entre chaque bande de porcs, et porte un soin évident à la propreté à tous les niveaux de l’élevage.

Des pistes de progrès sont encore envisagées. Tout d’abord, alourdir les carcasses, et « tirer profit des derniers kilos permis par la gamme Cooperl », à savoir viser 96 kg de poids chaud, contre 93 kilos aujourd’hui. Le nouvel engraissement qui a été mis en service début mars (et qui, avec 7 500 places au total, permet d’engraisser la totalité des porcs) va le permettre, et contribuer sans doute à améliorer encore l’indice de consommation. Avec une ventilation centralisée, l’ambiance y est particulièrement bonne, tous les fondamentaux y sont respectés, et l’effectif total de porcs va permettre de passer de 3 départs à 4, voire 5 départs par bande pour cibler au mieux l’optimum de poids de carcasse.

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