Aller au contenu principal

Denkavit prône l’alimentation liquide sous la mère

Dans l’objectif de gagner du temps et d’optimiser la croissance des porcelets, Denkavit propose des aliments d’allaitement, conçus pour une distribution liquide sous la mère.

Assurer un meilleur démarrage des porcelets, gagner du temps et aider à la démédication, tels sont les objectifs des aliments d’allaitement développés par l’entreprise néerlandaise Denkavit. Au départ, cette société spécialisée dans la nutrition des nouveau-nés en élevage (porcelets, agneaux, chevreaux, veaux…) a fait le constat de l’augmentation régulière de la taille des portées, tandis que les capacités d’allaitement des truies restent stables. Il est donc nécessaire, au-delà d’un certain stade, de complémenter l’alimentation des porcelets pour leur assurer une croissance régulière.

En outre, même si la plupart des porcelets reçoivent un aliment sec en augette dès les premiers jours, le sevrage provoque une chute brutale des volumes alimentaires ingérés, qui ramène les quantités consommées quotidiennement de 250 g de matière sèche à 50 g en moyenne. Il faut ensuite une dizaine de jours pour qu’elles retrouvent leur niveau initial. « Ce phénomène provoque une perte de poids chez le porcelet et une perturbation de la flore digestive qui le fragilisent en post-sevrage. Il s’ensuit non seulement un ralentissement de la croissance mais surtout, un risque accru d’infection, notamment par streptocoques et de diarrhées nécessitant un recours aux antibiotiques », explique Ard van Enckevort, manager technique chez Denkavit.

Distribution fractionnée ou à la demande

Les aliments destinés aux porcelets sous la mère ont pour objectif d’éviter ce phénomène. Grâce aux systèmes de distribution liquide automatiques désormais proposés aux éleveurs, les porcelets apprennent très tôt à manger en augette. Par conséquent, au moment du sevrage, ils continuent naturellement à consommer ce qui leur est proposé. Dans certains élevages des Pays-Bas, ils sont même laissés encore quelques jours dans les cases de maternité entre le sevrage et le déplacement en post-sevrage. Dans son centre de recherche et d’innovation, Denkavit teste l’utilisation de ses produits selon deux modalités. D’une part un système de tasse, qui permet seulement la distribution de lait. D’autre part le Nutrix + produit par la société allemande Weda, qui ressemble à une minimachine à soupe et permet d’employer toute la gamme des produits Denkavit, de l’aliment strictement lacté, avec adjonction éventuelle de plasma, à un aliment préstarter ou 1er âge qui assure la préparation au sevrage.

Ces systèmes automatisés procurent un gain de temps en élevage. Ils autorisent également un apport fractionné et régulier pour le système Nutrix + ou à la demande pour les tasses à lait (le porcelet pousse une tige verticale située dans une petite coupelle pour déclencher l’arrivée du lait). Cela permet la distribution de très petites quantités et le maintien de la meilleure hygiène possible.

À ce jour, le seul inconvénient de ces systèmes automatisés est leur coût élevé. Pour le Nutrix +, Weda annonce 200 à 270 euros par place, selon la taille de l’élevage. C’est pourquoi, pour le moment, les élevages équipés ne sont que six en France et une cinquantaine aux Pays-Bas. Ils sont plus nombreux en Allemagne. Les tasses sont quant à elles moins chères à l’installation mais plus coûteuses à l’emploi, parce qu’elles ne permettent que la distribution de lait, plus cher que les aliments préstarter standards.

« J’ai gagné une heure par jour avec l’alimentation liquide »

Chez Jan Aarts à Bladel, dans le sud des Pays-Bas, le système Nutrix + de Weda a été mis en place il y a un an après une période pendant laquelle l’aliment sous la mère était distribué à la main. Ronnie, responsable de la maternité de l’élevage (1 000 truies en naisseur engraisseur) dit avoir gagné une heure de travail par jour grâce à cette installation.

Cet élevage pratique le sevrage à 28 jours. Le complément d’allaitement produit par Denkavit est apporté en deux phases, d’abord le « Lacto Connect » du 5e jour au 19e jour, puis le « Duo » du 19e au 28e jour. Une phase de transition pendant laquelle les deux aliments sont mélangés permet de passer sans heurt d’un aliment à l’autre. La distribution d’aliment solide, quant à elle, est commencée dix jours avant le sevrage, en augettes classiques.

Concernant l’entretien, le système Nutrix + est rincé à l’eau une fois par jour. Il est conçu pour que le dernier tronçon des canaux de distribution puisse être isolé du reste de l’installation et ainsi nettoyé rapidement, sans qu’il soit nécessaire de purger la totalité du circuit. Un lavage plus complet est réalisé une fois par semaine avec un produit basique et deux fois par semaine avec un produit acide.

Concernant les performances techniques, l’élevage annonce une moyenne de 13,6 porcelets sevrés par portée pour 15,5 nés vifs. À l’année, cela représente 30,7 porcelets sevrés par truie. Ronnie dit apprécier la flexibilité du système et le gain de temps qu’il permet. Il souligne également que les truies perdent moins d’état pendant la période d’allaitement. Enfin, avec la complémentation, il observe que les portées sont plus homogènes.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir porc.

Les plus lus

Les groupements de producteurs de porcs amont du Grand Ouest s'unissent dans une AOP

Dans un communiqué envoyé ce 7 avril, les dix groupements de producteurs de porcs amont du Grand Ouest (c'est à dire tous sauf…

L’élevage sur litière donne aux porcs un substrat lui offrant la possibilité d’exprimer son comportement de fouissage.  © Chambre d'agriculture de ...
[VIDEO] À la station Crécom, les queues entières des porcs élevés sur paille ne présentent pas de morsures.
Les queues des porcs élevés sur litière à la station expérimentale de Crécom ne sont désormais plus coupées. Grâce à une bonne…
Les essais sur l'arrêt de la caudectomie confirment que l'apport de matériaux manipulables n'est pas suffisant à lui seul pour enrayer les morsures de queues. © A. Puybasset
Des avancées sur le bien-être des porcs, éprouvées en élevage
Lors du forum Recherche et Développement d’Evel’up, éleveurs et techniciens ont témoigné de solutions concrètes pour s’adapter,…
Le bois qui touche le sol est nettement plus utilisé que les autres matériaux sous-optimaux. © Chambres d'agriculture de ...
[VIDEO] Les Chambres d'agriculture de Bretagne évaluent l’utilisation des matériaux manipulables par les porcs
La manière dont les porcs utilisent les objets manipulables placés dans les cases de post-sevrage et d’engraissement dépend non…
La moitié des truies gestantes de la station expérimentale de Crécom est logée sur caillebotis intégral. Les réfectoires facilitent une conduite sans verraterie. © Chambres d'agriculture de ...
Une conduite des truies sans verraterie à Crécom
À la station expérimentale des Chambres d’agriculture de Bretagne, les truies sevrées sont directement logées dans le bâtiment…
Cooperl reprend l’ancien abattoir GAD
Les Marches
Cooperl Arc Atlantique (Lamballe, Côtes d’Armor) a annoncé vendredi soir 2 avril la signature d’un accord par lequel il se porte…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)