Aller au contenu principal

De nouveaux repères pour le poids des porcelets à la naissance

La chambre d’agriculture de Bretagne a analysé le poids à la naissance de plus de 5 000 porcelets pesés en élevage et dans les stations de Crécom et Guernévez.

La pesée des porcelets à la naissance est un point de départ pour travailler sur l'amélioration des performances dans son élevage. © Chambre d'agriculture de ...
La pesée des porcelets à la naissance est un point de départ pour travailler sur l'amélioration des performances dans son élevage.
© Chambre d'agriculture de Bretagne

Le poids de naissance d’un porcelet est un facteur majeur dans sa survie. Un faible poids de naissance est associé à un faible niveau de réserves corporelles, une sensibilité accrue au froid, un intervalle de temps plus important entre la naissance et la première tétée et une faible combativité pour l’accès aux meilleures tétines. Avoir des points de repère en termes de poids de naissance individuel des porcelets est un point de départ pour travailler sur l’amélioration des performances dans son élevage. Les porcelets de 198 portées ont été pesés par 28 éleveurs, membres de trois groupes d’échanges costarmoricains animés par la chambre d’agriculture. Les données de 117 portées supplémentaires issues des stations des chambres d’agriculture de Bretagne de Crécom et de Guernevez complètent les résultats.

Un poids individuel moyen de 1,37 kg

3 238 porcelets ont été pesés en élevage, et 1 982 à Crécom. La moyenne de poids individuel est de 1,36 kilo chez les éleveurs et de 1,38 kilo dans les stations. Le plus petit porcelet vif pèse 200 grammes et le plus gros 2,91 kilos, soit une différence de plus d’un facteur 10 ! Le poids moyen des mort-nés est de 1,10 kilo, inférieur à celui des nés vifs. La prolificité moyenne dans les élevages est de 16,4 nés totaux dont 0,80 mort-né. À Crécom, les résultats sont de 17,0 nés totaux en moyenne dont 1,3 mort-né.

Un poids de porcelet inférieur de 80 g pour les primipares

Sans surprise, en moyenne, le poids moyen des porcelets est plus élevé pour les rangs 3 et 4. Les porcelets de primipares ont un poids de naissance moyen inférieur de 80 grammes à celui des autres rangs. Ce poids est significativement inférieur à celui des truies de rang 3 (153 g de moins). À partir du rang 7 le poids de portée diminue, à cause d’une prolificité moindre et un poids moyen individuel qui tend à baisser. Ce dernier est inférieur à celui des truies de rang 3 (141 g de moins). Les écarts-types de poids individuel sont peu différents selon les rangs de portée et leur moyenne est de 229 grammes.

Le poids de naissance diminue avec l’augmentation de la taille de portée

Le nombre de nés totaux dans une portée impacte le poids individuel d’un porcelet. À chaque porcelet supplémentaire, le poids moyen des porcelets de la portée diminue de 33 grammes. Cependant, il faut noter que la variabilité est importante.

Une proportion de « petits » porcelets à surveiller

L’ensemble des porcelets issus d’élevages ou de stations ont été classés selon leur poids de naissance. La proportion de porcelets de moins de 800 grammes est de 8 % en moyenne. Cette proportion est essentielle à analyser et à travailler car de nombreuses études montrent que le taux de survie des porcelets jusqu’au sevrage chute fortement avec des porcelets de poids inférieur à 800 grammes. Les porcelets entre 800 grammes et 1 kilo, représentant 11 % de l’échantillon, sont également à risques. Dans le même temps, les porcelets de 1,6 kilo et plus représentent environ 25 % de l’échantillon. Les truies de rangs 2, 3 et 4 ont la plus forte proportion de porcelets lourds (33 % de plus de 1,6 kg). Les rangs 1 et 7 et plus ont une proportion de « gros » porcelets (de plus de 1,8 kg) inférieure à 7 % contre plus de 14 % en moyenne pour les autres rangs de portée. À l’inverse, les rangs 1, 6 et plus affichent le taux de porcelets légers (de moins de 1 kg) le plus important (21 %).

L’analyse de ces mesures qui doivent idéalement être renouvelées régulièrement permet aux éleveurs d’acquérir des repères. Elles constituent une base de travail afin d’engager des actions correctives pour améliorer les résultats techniques. Cependant, il faut souligner qu’à rang et à taille de portée identique, le poids individuel des porcelets fluctue d’un élevage à l’autre. Pour des prolificités similaires, le poids moyen des porcelets peut varier de 100 à 150 grammes. Ces différences peuvent s’expliquer par la conduite alimentaire, par des paramètres d’environnement, sanitaires et aussi génétiques.

 

Poids moyen de naissance et écart-type en fonction du rang de portée

 

 
Source : chambre d’agriculture de Bretagne.
 
 
 

Poids moyen des porcelets de la portée en fonction du nombre de nés totaux

 

 
Source : chambre d’agriculture de Bretagne.
 
 
 

Répartition des porcelets selon les classes de poids

 

 
Source : chambre d’agriculture de Bretagne.

Les plus lus

<em class="placeholder">Julien Follanfant  a optimisé l’augmentation de la prolificité de ses truies Libra Star grâce à un taux de perte qui s’est maintenu à un niveau exceptionnellement ...</em>
SCEA Lecornué : "Sur 100 porcelets qui naissent dans ma maternité, 90 vont à l’abattoir"

À la SCEA Lecornué, le taux de perte sur nés vivants se maintient autour de 7 % depuis cinq ans. Dans le même temps, la…

<em class="placeholder">Elodie entourée de </em>
« J’ai transformé une partie de l’élevage lapin en atelier d’essai porcin »

Installée sur l’élevage familial cunicole, Élodie Guillotel vient de créer un atelier de post-sevrage et d’engraissement en…

<em class="placeholder">Gurvan Philippe et Cynthia, salariée spécialisée sur le naissage : « Les pesées des porcelets sont enregistrées sur un tableur, avec un suivi par truie et par rang de ...</em>
« Nous avons gagné 2,5 porcelets sevrés par portée en trois ans »

L’EARL Philippe, dans le Finistère, a amélioré sa productivité tout en réduisant le taux de perte sur nés vivants, grâce à une…

<em class="placeholder">Korentin Boutoux et Xavier Blouin, les deux gérants de la ferme de Keraziou, avec Lionel Ac&#039;h (Autret Soutions) à gauche et Yvon Dodier, Tecarmor &quot; Les banques ont accepté ...</em>
"Avec notre nouvelle faf, nous misons sur l’autonomie alimentaire pour notre élevage de 650 truies naisseur-engraisseur dans les Côtes d'Armor"

À la Ferme de Keraziou, la nouvelle fabrique d’aliment à la ferme conçue pour nourrir 650 truies et leur suite est une étape…

<em class="placeholder">Elevage porcin / engraissement / porcs Label rouge / caillebotis</em>
La marge brute des élevages porcins bretons décroche fin 2025

Après les bons résultats des dernières années, la rentabilité des élevages bretons s’est renversée au second semestre 2025, d'…

<em class="placeholder">L’Espagne valorise la plupart des produits de charcuterie-salaison à un niveau supérieur à celui des autres exportateurs européens.</em>
La filière porcine espagnole, un leader porté par sa stratégie à l’export

En trois décennies, l’Espagne est devenue un acteur central du commerce mondial du porc. Son modèle repose sur une stratégie…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)