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Cooperl veut construire un modèle alternatif basé sur la qualité

Le groupement lamballais continue sa montée en gamme pour conquérir de nouveaux marchés.

Emmanuel Commault et Patrice Drillet, président et directeur de Cooperl Arc Atlantique. "Une montée en gamme nous permet de mieux résister qu’avec des produits standard face à nos concurrents allemands et espagnols."
© D. Poilvet

L’assemblée générale de la Cooperl, qui s’est tenue à Lamballe le 15 juin, a été l’occasion pour l’équipe dirigeante de confirmer l’engagement du groupe vers un modèle de plus en plus basé sur la qualité, avec notamment le déploiement du PSA (porc sans antibiotiques) zéro jour. « À cause des distorsions de concurrence économiques, sociales et environnementales toujours pleinement actives, les métiers du porc en France sont menacés. Une montée en gamme nous permet de mieux résister qu’avec des produits standards face à nos concurrents allemands et espagnols », justifie Emmanuel Commault, le directeur du groupe. Il souligne que cette montée en gamme place la coopérative en position favorable aussi bien sur le marché intérieur que sur les marchés internationaux qui représentent 35 % de ses débouchés. Dernier exemple en date, la construction d’une nouvelle usine de salaison à Pékin avec son partenaire New Hope. "Elle valorisera une partie des jambons issus de porcs français élevés sans antibiotiques. Ces produits sont destinés à fournir le marché chinois de plus en plus tourné vers des produits haut de gamme." Selon Patrice Drillet, le président, le PSA au sevrage est un succès. « Le PSA zéro jour qui traduit cette montée en gamme le sera aussi, car il répond aux nouvelles attentes des consommateurs. » Du côté des producteurs, pas d’inquiétude. « Les adhérents s’engagent massivement dans nos cahiers des charges. En 2020 la moitié des porcs Cooperl seront PSA. »

Pour accompagner ces orientations, les dirigeant de Cooperl soulignent les niveaux d’investissement importants réalisés en 2017, « 80 millions d’euros contre 66 millions en 2016 ». 2017 se caractérise également par la reprise des actifs salaison de la financière Turenne Lafayette, qui comptent huit usines et 1 700 collaborateurs. « Ces outils perdaient de l’argent. Nous redressons la situation. Le challenge est en passe d’être relevé. » L’ensemble des outils de transformation sont désormais regroupés sous le nom de La compagnie de salaison, qui inclut également Brocéliande.

Du côté de la production, le nombre de porcs produits en 2017 a baissé de 200 000 unités, à 5,6 millions contre 5,8 millions en 2016. « On ne court pas après les volumes, on produit en fonction de nos débouchés », conclut Patrice Drillet.

En chiffres

Cooperl Arc Atlantique en 2017

2 700 adhérents

7 000 salariés

5,6 millions de porcs produits

4,6 millions de porcs abattus

2,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires

14 millions d’euros de résultat net

80 millions d’euros d’investissements

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