Astuce : « Avec notre chariot de vaccination des porcelets "fait-maison", nous avons gagné en confort de travail »
Les salariés de la SCEA Kerhervé dans le Finistère ont mis au point un chariot pour vacciner les porcelets à la sortie des salles de post-sevrage. Équipé d’une passerelle d’accès, il permet de travailler plus confortablement, à hauteur d’homme et à une température ambiante plus agréable.
Les salariés de la SCEA Kerhervé dans le Finistère ont mis au point un chariot pour vacciner les porcelets à la sortie des salles de post-sevrage. Équipé d’une passerelle d’accès, il permet de travailler plus confortablement, à hauteur d’homme et à une température ambiante plus agréable.
A la SCEA de Kerhervé, la vaccination des porcelets en post-sevrage se fait sereinement, avec un moindre effort physique, grâce au chariot de vaccination « fait-maison ». « Il a apporté un réel progrès, confirme Stéphane, l’un des six salariés de Guy Kerhervé, installé à Locunolé dans le Finistère.
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« Il évite le geste fastidieux de porter les porcelets, dont les plus gros pèsent jusqu’à 8 kg. Nous travaillons à hauteur d’homme et intervenons dans le couloir extérieur à une température tempérée de 17 à 22 degrés selon les saisons, plus agréable que les 28 à 32 degrés des salles de post-sevrage. »
Un meilleur confort de travail pour une même durée d'intervention de la vaccination des porcelets en post-sevrage
L’élevage de 650 truies est conduit en dix bandes, avec un sevrage toutes les deux semaines d’une bande d’environ 850 porcelets, répartis dans 3 salles de 12 cases de post-sevrage, soit 36 cases au total. Auparavant, la vaccination était réalisée à l’intérieur de chaque case, à l’aide de trois personnes, deux pour soulever les porcelets et l’une pour réaliser l’injection. Là où elle mobilise désormais deux personnes pour une même durée d’intervention et avec un meilleur confort de travail. « Le chariot a été réfléchi et conçu en équipe. Maintenant que les salariés y ont gouté, aucun ne reviendrait à l’ancienne méthode », poursuit Guy Kerhervé. « La vaccination a lieu le lundi qui suit le sevrage soit à 25 jours d’âge, une journée par ailleurs chargée, avec le départ en matinée des porcs charcutiers. »
Un chariot de vaccination des porcelets monté sur des roues pivotantes
Doté de quatre roues pivotantes, le chariot est facilement manipulable et se déplace aisément dans les couloirs de deux mètres de large. Long de 2,2 mètres sur 61 cm de large, il a été dimensionné pour recevoir une case entière, soit jusqu’à 26 porcelets entre 4,8 à 8 kg. Le chariot est installé à la sortie de la salle de post-sevrage dans le prolongement du couloir mitoyen. Une fois la case de post-sevrage ouverte, les porcelets montent sur le chariot grâce à une passerelle.
« Il a été fabriqué en l’espace de trois jours par l’un des salariés de l’équipe, Maxime, qui a de très bonnes connaissances en soudure. » Il est composé d’un cadre en inox avec des barres carrées de 3 cm de largeur, de caillebotis de récupération pour le plancher et de séparations de case de post-sevrage pour les parois.
Un coût de fabrication du chariot de vaccination des porcelets inférieur à 1 000 euros
Deux hauteurs ont été prévues de part et d’autre du chariot afin de s’adapter à la taille des opérateurs (4 cm d’écart). Le panneau qui sert à bloquer les porcelets dans le chariot est glissé dans une des trois ridelles, afin d’adapter la surface en fonction du nombre de porcelets de chaque case (entre 22 et 26).
L’ensemble a coûté moins de 1 000 euros, sachant que la passerelle a été achetée environ 300 euros, « soit un retour sur investissement très rapide », souligne l’éleveur.