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Porc Armor Évolution consolide ses partenariats aval

De gauche à droite : Michel Bellaird, vice-président, André Bloc'h, directeur, Jérôme Orvain, vice-président, Philippe Lecornué, président, et Pascal Soulabaille, vice-président de Porc Armor Evolution.
© E. Le Corre

Troisième groupement d’éleveurs de porcs en France, Porc Armor Évolution poursuit deux axes stratégiques : la consolidation des partenariats commerciaux et la transmission des élevages.

D’après une enquête de satisfaction réalisée par le groupement Porc Armor Évolution auprès de ses adhérents, l’attractivité commerciale est un point fort de l’adhésion des éleveurs à la coopérative. "Notre premier métier est la commercialisation des porcs avec des débouchés valorisants en plus de l’accompagnement de la production des élevages », affirmait Philippe Lecornué, le président du groupement, lors de son assemblée générale. « Nous visitons les ateliers de l’aval pour échanger et mieux connaître les demandes de nos partenaires abatteurs. Dans les périodes difficiles, que nous avons connues dernièrement, cela garantit aussi une meilleure fluidité dans les enlèvements." En 2016, des partenariats ont été consolidés : le groupement s’est félicité de la "montée en puissance et du doublement des volumes" de la co-entreprise Avril-Tönnies, baptisée l’Atelier des viandes de France et implantée à Vire, dans le Calvados, depuis avril 2016 et spécialiste de la découpe de viandes. De nouvelles démarches commerciales ont vu le jour avec Herta, le contrat Swap (20 éleveurs) et la démarche filière Préférence Herta. Autre segmentation mise en place, celle du porc sans antibiotique après 42 jours d’âge. Le groupement commercialise deux tiers des porcs, sur un total de 1,82 million, aux abattoirs Abéra et Bernard, dont un volume de 12 000 porcs par semaine livrés à Abera.

Parallèlement, le conseil d’administration a décidé d’augmenter l’incitation financière des éleveurs apporteurs au marché du porc breton de 50 à 70 centimes d’euro par porc en 2017. "C’est un coup de pouce aux adhérents qui présentent leurs porcs au MPB mais qui ne bénéficient pas de la segmentation du marché", remarque Michel Bellaird, vice-président du groupement. 10 % des porcs commercialisés sont vendus via le marché au cadran.

Le chantier de la transmission

L’autre fait marquant de l’année 2016 est la création d’un pôle global "environnement-bâtiment-projet" qui concentre les compétences, notamment celles qui accompagnent les éleveurs cédant leur élevage (mise en relation cédant-repreneur, négociations commerciales avec les banques…). "Le tiers des éleveurs ont plus de 50 ans, l’installation est un chantier essentiel", insiste Philippe Lecornué, qui évoque un chiffre de 7 à 10 installations par an au sein du groupement. S’agissant du prix de revient, le groupement met en place des groupes de progrès (260 éleveurs participants en 2016) et se félicite du suivi des résultats chez leurs adhérents avec 44 % en suivi G3T et 63 % en GTE. Enfin, face aux évolutions sociétales, Porc Armor Évolution accorde une attention particulière aux demandes des distributeurs et aux évolutions des pays du nord de l’Europe. Quant aux actions de l’association L214, "nous prenons la menace très au sérieux", indique son président, "c’est pourquoi nous avons intégré la commission "intrusion en élevage" de l’UGPVB créée en 2016".

En chiffres

Porc Armor Évolution en 2016

Troisième groupement d’éleveurs de porcs français

244 millions d’euros de chiffre d’affaires

1,820 million de porcs commercialisés

566 adhérents (259 naisseurs engraisseurs, 162 post-sevreurs engraisseurs, 11 multiplicateurs, 100 engraisseurs, 9 naisseurs, 25 naissages collectifs)

56 salariés

Débouchés (non exhaustifs) : Porc Armorique (Abéra), Porc Maggiore (porc lourd avec Bernard), Porc conformé, Hénaff, Porc Océan…

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