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"Nous avons retrouvé de la sérénité après le dépeuplement repeuplement de notre cheptel de truies"

À l’occasion d’une journée dédiée au dépeuplement-repeuplement organisée par Axiom, trois éleveurs ont témoigné sur les effets positifs et les facteurs de réussite du repeuplement dans leur élevage.

<em class="placeholder">La clé de réussite est de bien anticiper et planifier les différentes étapes d’un dépeuplement-repeuplement, avec un arrêt de production de neuf semaines au minimum.</em>
La clé de réussite est de bien anticiper et planifier les différentes étapes d’un dépeuplement-repeuplement, avec un arrêt de production de neuf semaines au minimum.
© Axiom

Lire aussi : Deux années pour rentabiliser un dépeuplement-repeuplement en élevage de porcs

Mickaël Guilloux, naisseur-engraisseur en Mayenne (230 truies)

« Nous avons réduit de 6 à 7 centimes d’euro notre coût de production »

<em class="placeholder">Mickaël Guilloux, naisseur-engraisseur en Mayenne (230 truies)</em>

« Mon élevage a été dépeuplé en 2015 lors de son agrandissement de 150 à 235 truies. Malgré de bons résultats techniques, la pression sanitaire était importante avec des frais de santé élevés. Dès la première année, le nombre de porcs produits a dépassé les prévisions, ce qui a permis d’écraser les charges. Nous ne sommes jamais descendus en dessous de 28 porcs vendus par truie et par an (sur la dernière GTE : 30,5 porcs vendus, 2,5 % de perte sevrage/vente). Nous avons amélioré de 6 à 7 centimes d’euro notre compétitivité. Et surtout, on a gagné en qualité et temps de travail (plus de vaccination des porcelets, moins de surveillance et traitement curatif). Les frais de santé ont chuté de 180 à 50 euros par truie et par an. On a depuis redémarré la vaccination contre le mycoplasme mais le sanitaire de l’élevage n’a rien à voir avec celui d’il y a quinze ans. Entre la construction des bâtiments et le dépeuplement-repeuplement, cette période a en revanche été très intense en termes de charges de travail pour mon salarié et moi. À refaire, je l’anticiperais davantage et je déléguerais les travaux de nettoyage et désinfection à une entreprise, en particulier pour le curage des fosses. »

 

Benoît Duterte, naisseur-engraisseur dans le Pas-de-Calais (240 truies)

« Nous avons gagné en qualité de travail »

<em class="placeholder">Benoît Duterte, naisseur-engraisseur dans le Pas-de-Calais (240 truies)</em>

« Lors de la reconstruction du bloc maternité et de l’agrandissement de notre élevage en 2022, nous avons réalisé un dépeuplement avec l’objectif de redémarrer avec un cheptel sain, nécessitant moins de vaccinations et d’améliorer les performances techniques. Nous pensions gagner une semaine d’engraissement, on en a gagné deux ! (Âge moyen de 165 jours, départ des têtes de lots à 150 jours). Notre qualité de travail s’est améliorée. Le sevrage se déroule plus facilement et grâce à un bon état sanitaire du troupeau, nous sommes plus sereins. Le dépeuplement nous a incités à remettre à plat nos pratiques d’élevage et notre organisation du travail pour améliorer la biosécurité (marche en avant, sas d’entrée, gestion des animaux morts…). Le dépeuplement a été financé par un prêt sur cinq ans. Il faut bien anticiper la trésorerie pendant la période de non-production. Nous avons embauché des saisonniers pour le nettoyage des bâtiments et fait appel à une entreprise spécialisée pour le curage des fosses. »

Mathieu Couillard, naisseur-engraisseur dans la Manche (600 truies)

« Le retour sur investissement a été de deux ans »

<em class="placeholder">Mathieu Couillard, naisseur-engraisseur dans la Manche (600 truies)</em>

« Le dépeuplement a été réalisé en 2009 lors de la mise aux normes des truies gestantes et de l’agrandissement de l’élevage de 400 à 600 truies. Nous ne l’avons pas fait pour des raisons sanitaires (site uniquement positif envers le mycoplasme) mais par crainte de dégrader les performances avec l’augmentation du cheptel. Nous avions aussi le projet de passer en autorenouvellement. Cela fait désormais seize ans et nous sommes toujours indemnes de mycoplasme. Les résultats GTE ont continué de progresser à un niveau élevé. Le retour sur investissement (250 000 euros en 2009) s’est fait sur deux ans, grâce à la baisse de 0,15 point de l’indice de consommation. Il a été d’autant plus rapide du fait de l’augmentation du cheptel et du nombre de porcs charcutiers produits (amortissement sur 15 000 porcs au lieu de 10 000 par an). Les frais de santé ont été divisés par deux. »

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