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Les effectifs de sangliers, potentiels porteurs de la fièvre porcine africaine, sont en forte expansion

Le nombre de sangliers abattus chaque année a été multiplié par huit en trente ans.

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© A. PaPa/stock.adobe.com

À défaut de pouvoir comptabiliser les effectifs de sangliers vivants, potentiels porteurs de la fièvre porcine africaine, les chasseurs se basent sur leur tableau de chasse pour démontrer que la population de suidés sauvages est en hausse quasiment exponentielle depuis une trentaine d’années. 

Lire aussi : Les Tchèques viennent à bout de la FPA chez les sangliers

« De moins de 100 000 animaux tués chaque année dans les années quatre-vingt, nous sommes rendus à plus de 800 000 par an depuis cinq ans », soulignait Eva Faure, vétérinaire en charge des sujets sanitaires à la fédération nationale des chasseurs (FNC). « Le sanglier une espèce très prolifique et à forte capacité d’adaptation. » Les raisons de cette progression sont multiples selon elle : changement climatique, fructification forestière forte, développement de la culture de maïs, développement des zones refuge ou la chasse est interdite (zones artisanales et commerciales)…

Accentuer les prélèvements de sangliers

Un accord avec le monde agricole a été trouvé en 2023 pour réduire de 20 % la surface de dégâts aux cultures. Une trentaine de plans de gestion départementaux ont été mis en place pour accentuer les prélèvements. Les fédérations de chasseurs sont également partenaires du réseau Sagir, un réseau de surveillance de la santé de la faune sauvage. « En cas d’alerte FPA, il faut se mettre en capacité de trouver les premiers sangliers victimes de ce virus. L’analyse de sangliers trouvés morts reste la meilleure méthode pour être certain de l’arrivée du virus », remarque-t-elle. Si des animaux positifs à la FPA sont découverts, des actions sont prévues en urgence, avec notamment l’arrêt des activités de chasse pour éviter une dispersion des animaux porteurs. Dans un second temps, le réseau de surveillance sera renforcé pour collecter et analyser un maximum de sangliers morts afin de connaître les contours de la zone infectée.

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