Aller au contenu principal

Garun-Paysanne annonce de bonnes performances dans un marché de l'aliment en baisse

Si la coopérative bretonne Garun-Paysanne annonce un bon résultat 2024-2025, elle consolide également son activité par l’acquisition de la société Maudet dans la Sarthe.

<em class="placeholder">Jean-Luc Cade, président de la coopérative Garun-Paysanne et son directeur, Sébastien Blot (gauche). </em>
Jean-Luc Cade, président de la coopérative Garun-Paysanne et son directeur général, Sébastien Blot (gauche).
© E. Le Corre

« Dans un marché de l’aliment du bétail en décroissance et disputé, malgré tout, notre performance est remarquable», a déclaré Jean-Luc Cade, président de la coopérative Garun-Paysanne à Hénansal (22) lors de la présentation de l’activité et des comptes 2024-2025 en décembre. Avec un résultat net en hausse et une second semestre 2025 qui débute sous de bons auspices, la coopérative bretonne consolide sa position hors des limites de la Bretagne. Elle a racheté en 2024 la société Maudet dans la Sarthe et poursuit un partenariat de commercialisation des végétaux avec deux coopératives normandes.

Un résultat net en hausse

Située à l’amont des filières, la coopérative a bouclé au 30 juin un exercice 2024-2025 stable en volume d’aliments commercialisés à 413 000 t. L’activité a été tirée par la hausse de fabrication de l’aliment bovin, + 3,4 % en volume à 206 kt, de l’aliment porc, + 0,8%  à 139 kt. Seul l’aliment volailles connaît une baisse de 11,5 % (68 kt). De même, la coopérative a vu sa collecte reculer de 12% à 149 200 t sur la campagne 2024, conséquence d’une météo humide défavorable aux céréales à paille. Au final, si le chiffre d’affaires est en baisse (- 6%) sur l’exercice 2024-2025 (1), le résultat net termine en hausse de 37% ayant bénéficié notamment de la baisse du prix des matières premières et de l’énergie aux achats.

Partenariat et reprise

Côté stratégie, le groupe cherche à sécuriser son activité au travers d’une politique de partenariat et de rachat. Ainsi, elle forme avec les coopératives de Creully en Normandie et Sevépi dans l’Eure une union de commercialisation des végétaux appelée Sitera (725,3 kt commercialisées en 2024). Elle étend géographiquement ses positions avec la reprise en 2024 du négociant Maudet dans la Sarthe, représentant un tonnage collecté de 72 700 t de céréales (et autres cultures) ainsi qu’un volume de 27 600 t d’aliments fabriqués. Mais la coopérative pourrait poursuivre d’autres projets. Jean-Luc Cade indique vouloir « aller chercher des positions dans l’aval pour protéger notre marché ». Ce que confirme le directeur, Sébastien Blot, « pour être acteur, il faut être dans la chaîne de valeur, il faut transformer. » Affaire à suivre.

(1) Résultats de la coopérative non consolidés, sans la SAS Maudet.

Hausse de l’activité au second semestre 2025

L’activité de la coopérative affiche une hausse de plus de 8% des volumes d’aliments produits entre juillet et novembre 2025, avec un record sur octobre. Quant à la collecte 2025, elle atteint également un record à 175 000 t. La coopérative rassemble 2 200 adhérents, dont près de 400 en production porcine.

Les plus lus

Ludivine Lamour et Mathieu Pennec.
« Nous allons gagner 1 h 30 de travail par jour avec notre nouveau bloc naissage porcin »

Le nouveau bloc naissage de l’Earl Pennec dans le Finistère va permettre aux associés de gagner du temps et d’améliorer leur…

<em class="placeholder">Anthony Ciron (à gauche) avec son technicien de Porc Armor Evolution, Laurent Abiven. &quot;« Notre choix a été guidé par la volonté d’améliorer le bien-être des truies ...</em>
« J'ai investi dans deux types de salles en maternité, pour mieux gérer les mises bas des truies et la lactation des porcelets »

À l’EARL Ciron, les truies mettent bas dans des cases bloquées standards. Elles sont ensuite transférées dans des cases de…

<em class="placeholder">Les prix du maïs ont reculé dans un contexte d’offre mondiale confortable</em>
Pourquoi le prix des matières premières destinées à l'alimentation du bétail devrait continuer de baisser

Les prix des matières premières devraient continuer de baisse au premier semestre 2026 portés par une offre toujours abondante…

<em class="placeholder">L’ouverture d’un bâtiment sur une courette se prépare dès la construction du bâtiment sinon elle est plus difficile à réaliser.</em>
Accès des animaux au plein-air : Comment anticiper l’ouverture d’un bâtiment porcin sur l’extérieur

L’ouverture d’un bâtiment existant sur l’extérieur n’est pas simple à réaliser. Elle peut générer des perturbations du circuit…

<em class="placeholder">La clé de réussite est de bien anticiper et planifier les différentes étapes d’un dépeuplement-repeuplement, avec un arrêt de production de neuf semaines au minimum.</em>
Deux années pour rentabiliser un dépeuplement-repeuplement en élevage de porcs

Dépeupler son élevage pour redémarrer avec un cheptel assaini vise à booster les performances et à réduire les frais de santé…

<em class="placeholder">Les prévisions de prix du porc pour 2026 s’orientent vers une évolution défavorable</em>
Marché du porc : des équilibres fragilisés

La baisse du cheptel de truies en Europe limite les perspectives de production pour le premier semestre 2026, dans un contexte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)