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Adrien Simon parle de son élevage sur Twitter

Actif depuis mars sur Twitter, Adrien Simon parle de son métier d’éleveur sur un ton décalé et de façon positive.

Adrien Simon. « Il ne faut pas avoir peur de montrer nos pratiques en élevage, tant qu’on est capable de les expliquer.» © A. Puybasset
Adrien Simon. « Il ne faut pas avoir peur de montrer nos pratiques en élevage, tant qu’on est capable de les expliquer.»
© A. Puybasset

Sollicité pour participer à une réunion sur les réseaux sociaux, organisée en mars par le comité régional porcin de Bretagne, Adrien Simon y est d’abord allé par simple curiosité, pas forcément prêt à communiquer de manière individuelle et à se confronter en direct à la toile. C’est pourtant ce qu’il a fait dès son retour chez lui, avec un premier tweet et une photo de bienvenue. Lui qui par nature adore communiquer, s’est vite pris au jeu. « Je tweete deux à trois fois par semaine, en m’appuyant sur des photos, voire des vidéos. Cela me prend cinq minutes. Je le fais simplement, sans prise de tête. » L’éleveur de 26 ans est installé avec son père Jean-Pierre Simon à Fleurigné en Ille-et-Vilaine. Aidés d’une salariée, ils exploitent un élevage de 340 truies naisseur engraisseur et 60 hectares de culture. Le compte Twitter est au nom de l’exploitation la Croix Triquet (@LaTriquet) et compte déjà quelque 200 followers. Adrien a préféré ce réseau social à Facebook, « car il permet de toucher plus facilement des personnes extérieures au milieu agricole, celles qui justement connaissent peu l’élevage et en ont une image qui date des années 80. »

Montrer pour rassurer les internautes

L’éleveur essaie de faire partager son quotidien, que ce soit lors des travaux des champs ou dans son élevage. Les premières semaines, il postait surtout des photos de porcelets mais aussi désormais des truies en case maternité, des truies gestantes, des porcs prêts à partir à l’abattoir… « Il ne faut pas avoir peur de montrer nos pratiques en élevage, tant qu’on est capable de les expliquer. » Pour autant, il y va progressivement et ne rentre pas dans tous les détails. « Je ne veux pas être assailli de commentaires négatifs de végans extrémistes. À une époque, sur mon compte Facebook personnel, j’avais pris l’habitude de contrer leurs arguments mais j’ai vite compris que c’était peine perdue et chronophage. » Adrien utilise souvent le second degré et le ton de l’humour pour expliquer ce qu’il fait et commenter les photos : les naissances, le transfert des porcelets, la première distribution de soupe… Il s’appuie également sur ses deux mascottes, deux futurs verrats souffleurs nés en mars, et dont les noms Ben et Hur, ont été proposés par ses followers. « Ils créent un fil conducteur pour parler de chaque étape de l’élevage. Lorsqu’ils seront adultes, cela me permettra par exemple de communiquer sur la verraterie et d’expliquer pourquoi les truies y sont bloquées. »

Éviter les termes techniques

L’éleveur fait attention à utiliser un vocabulaire accessible à tous, sans termes trop techniques : naissance au lieu de mise bas, matériel d’identification plutôt que frappe… Une habitude qu’il a prise depuis longtemps d’autant plus que son cercle d’amis est majoritairement d’origine non agricole. « Il faut préciser les choses qui nous paraissent évidentes mais qui peuvent être sujettes à une mauvaise interprétation. »

Début juin, Adrien a franchi une étape supplémentaire en communiquant sur le compte Twitter @Agribretagne. Créé par l’association Agriculteurs de Bretagne, il propose chaque semaine à un agriculteur de parler de son quotidien auprès d’un plus large public.

Il a également relevé le défi d’organiser un Happig Hour dans un bar de la ville de Fougères (voir article à suivre). Un autre moyen de communiquer de façon positive auprès du consommateur.

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