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Une méthode pour analyser les résultats de coproscopies

La coproscopie mesure le nombre d’oeufs mais pas toujours le niveau d’infestation réel des animaux.
La coproscopie mesure le nombre d’oeufs mais pas toujours le niveau d’infestation réel des animaux.
© Jackdelaplagne

Il n’existe pas de table d’analyse des résultats coprologiques mais différents points de vue des vétérinaires en fonction du type de prélèvement, de la technique d’analyse… Pierre Autef, vétérinaire praticien à Bellac (87), transmet son mode d’analyse pour chaque parasite dans la fiche technique analyser les résultats de coproscopies : l’exemple des arbres de décision de Pierre Autef, vétérinaire.

L’analyse des crottes est un outil qui se développe en élevages ovins mais dont il faut connaître les limites. Tout d’abord, cette méthode mesure le nombre d’oeufs présents dans les fèces pour chaque parasite. Elle quantifie ainsi un niveau d’excrétion à partir duquel il est parfois difficile d’extrapoler le niveau d’infestation. En effet, le stade physiologique de la brebis agit sur la ponte des parasites. Le stress de l’agnelage provoque par exemple une excrétion importante d’oeufs de parasites. Dans ces conditions, un niveau d’excrétion important ne signifie pas pour autant que les animaux soient fortement parasités. D’autre part, la méthode d’analyse influence le résultat obtenu pour chaque parasite. Enfin, le mode de réalisation des prélèvements revêt une grande importance sur la fiabilité des résultats.

La petite douve est un parasite assez redoutable que l’on retrouve de plus en plus en élevages. Sur les analyses, il est identifié sous le nom de Dicrocoelium Lanceolatum. Selon la méthode d’analyse utilisée par Pierre Autef et ses conseils de prélèvement, si aucun oeuf n’est identifié, il est inutile de traiter. Selon la saison, de nouveaux prélèvements de crottes peuvent par contre être particulièrement utiles quelques semaines plus tard. Si la moyenne du nombre d’oeufs est comprise entre 0 et 20 opg (oeufs par gramme de feces), le traitement reste à raisonner en fonction du stade physiologique des brebis, de leur état corporel, des autres parasites éventuellement présents. Si les brebis rentrent en bergerie pour mettre bas et y effectuer leur lactation par exemple, l’administration d’un anthelminthique adapté est conseillée afin de ne pas pénaliser les performances. Si cette moyenne est supérieure à 20 opg, un traitement s’impose rapidement.

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