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Une marque locale pour l’Île-de-France 

L'Agneau des bergers d’Île-de-France a été lancé à l’occasion du Salon international de l’agriculture.

Dix-huit éleveurs d’Île-de-France se sont associés pour créer la marque Agneau des bergers d’Île-de-France. Dessiné avec l'aide du Cervia, son logo, une tête d’agneau sur fond bleu avec un cœur rouge, entend identifier les agneaux produits dans la région. La charte de qualité, assez peu contraignante, distingue les engraisseurs et les naisseurs-engraisseurs. Les agneaux, abattus avant 270 jours en Île-de-France, doivent être nourris avec des céréales de fermes franciliennes.

« Avec 5 000 agneaux actuellement produits pour alimenter douze millions de Franciliens, soit près de 20 % de la population française, les débouchés sont là », assure Nicolas Roch, le président de l’Association des bergers d’Île-de-France. Et l’affichage d’une qualité locale a de quoi séduire. « Le local, c’est l’avenir de la boucherie, affirme Cyril Parisot, responsable du rayon boucherie à l’Intermarché de La Ferté-Gaucher (Seine-et-Marne). C’est très parlant pour les consommateurs d’indiquer sur une affiche que l’agneau a été élevé à cinq kilomètres du magasin. »

Une diversification vertueuse pour les céréaliers d’Île-de-France

Actuellement, chaque agriculteur adhérent travaille de gré à gré avec les abatteurs, les bouchers ou ses clients finaux. Éleveur dans le sud de la Seine-et-Marne, Vincent Morisseau est de ceux-là : il vend sa viande en direct auprès de locaux et auprès de deux restaurants de Fontainebleau et il espère aboutir avec un restaurant étoilé qui cherche un produit local. « Les restaurateurs ne sont pas trop regardants sur les prix et je leur facture 9,80 euros du kilo mais le transport des animaux me revient à 50 centimes, l’abattage à un euro et le transport de la viande à 20 centimes par kilo de carcasse », calcule l’éleveur qui a monté sa bergerie en 2009. Chez lui, l’installation d’un atelier ovin a permis de s'implanter sur la ferme familiale. « Mon frère vit avec 240 hectares de grandes cultures. Racheter 200 hectares supplémentaires nous aurait demandé deux millions d’euros alors qu’une bergerie, ce n’est que 200 000 euros. »

Les céréaliers franciliens pourraient voir un intérêt à relancer la tradition d’élevage de la région. « En ce moment, les revenus de l’élevage ovin compensent ceux des céréales », estime Nicolas Roch qui travaille actuellement avec 300 brebis mais envisage de doubler sa bergerie pour valoriser la totalité de ses 600 tonnes de droit à pulpe de betterave. « J’ai embauché une bergère en septembre et quand elle est là, on fait du meilleur boulot… sans compter l’intérêt agronomique de la polyculture-élevage ».

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