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Elevage Molinier dans l'Aveyron
Un troupeau prioritaire par rapport aux cultures

Marie-Christine Molinier a externalisé tous les travaux du sol pour se focaliser sur sa troupe de 400 brebis. Ses bergeries sont astucieusement aménagées pour faciliter le travail.

" Dans une exploitation agricole, il ne faut pas essayer de tout faire et savoir déléguer certaines tâches à des spécialistes qui le feront vite et mieux que vous », affirme Marie-Christine Molinier, éleveuse à Bouillac dans l’Aveyron, avec un cheptel de 400 brebis de race Lacaune viande. Jusqu’à son installation en 2007, elle était attachée de direction et dirigeait une équipe de 40 personnes. Une ouverture sur le monde extérieur qu’elle a mise à profit lorsqu’elle a décidé de reprendre l’exploitation familiale.

L’organisation du travail et la gestion financière, elle connaît et en a fait la ligne de conduite de sa ferme. Le pilotage du cheptel est tout à fait particulier, lié aux débouchés. La grande majorité des agneaux est vendue à un boucher que Marie-Christine Molinier approvisionne tout au long de l’année à raison de huit à dix bêtes par semaine. Ce qui impose des mises bas étalées. La reproduction est réalisée en lutte naturelle en période de jours décroissants (juillet à décembre) et par insémination en jours croissants (4 lots de 50 brebis).

L’éleveuse apprécie la fluidité du travail, « faisable par une personne seule », que procure ce rythme de production. « Je me consacre exclusivement à la gestion du troupeau et je délègue la quasi totalité des travaux du sol à une entreprise ou une cuma, explique-t-elle. Le matériel était vieillissant. J’ai estimé qu’il était plus rentable de faire faire le travail plutôt que d’acheter du matériel utilisé seulement quelques heures par an. J’ai privilégié les investissements qui amélioraient le confort de travail dans les bâtiments. »

La suite de cet article dans Pâtre 613, avril 2014

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