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Un trophée des jeunes bergers très disputé

Le premier jour du Salon de l’agriculture a été marqué par un événement très attendu par les jeunes bergers : les Ovinpiades.

Ils étaient 38 candidats, parmi les meilleurs espoirs de France, sélectionnés à travers dix-sept finales territoriales. Âgés de 16 à 24 ans, venant de la France entière, ils se sont affrontés comme sur un ring lors de l’ouverture du Salon de l’agriculture, le samedi 24 février à Paris. Toute la journée, ils ont concouru pour le titre de meilleur jeune berger 2018. La 13e édition des Ovinpiades allait récompenser celui ou celle qui ferait la meilleure prestation sur huit épreuves techniques, théoriques et de culture générale telles que la reconnaissance des races, le tri de brebis avec smartphone, l’appréciation de la santé d’une bête ou encore le parage des onglons. Plus qu’une compétition, ce trophée pour jeunes bergers est avant tout un moment unique de convivialité qui rassemble les jeunes de toute la France.

Le plaisir de se rencontrer et de participer

Tous étaient fiers d’avoir été sélectionnés, certains avaient l’ambition de gagner alors que d’autres prenaient simplement du plaisir à participer. « Je ne pense pas gagner, témoignait Sammy, 19 ans, originaire du Rhône et représentant un lycée du Doubs, car l’entraînement n’a pas été facile. Il n’y a pas de moutons sur le lycée, j’ai dû aller sur la ferme d’un ami en Alsace. Mais je suis quand même arrivé jusqu’ici, alors, la moindre des choses, c’est de donner le meilleur de moi-même ». Bien que l’année 2018 soit un bon cru, la gent féminine était très peu représentée lors de cette édition. Seulement trois jeunes bergères participaient aux épreuves et l’une d’entre elles, Océane Benoît, du CFAA du Lot, est arrivée troisième au classement général, derrière Louis Frischinger, de Franche-Comté et Rémy Roux, du CFAA du Lot également, grand vainqueur de ces 13es Ovinpiades. Ce jeune homme de 18 ans, fils d’éleveur ovin et lui-même en cours d’installation en brebis allaitantes, s’exclamait : « Je suis vraiment content, je m’étais bien entraîné mais je ne pensais pas en arriver là ! ».

Des participants au-delà des frontières

Les Ovinpiades ont élargi leur cercle de compétiteurs par-delà les frontières, puisqu’une équipe du Royaume-Uni et une équipe du Benelux y participaient également. : « Historiquement, il existait des rencontres européennes, rappelait Maurice Huet, président des Ovinpiades, mais le projet n’a pas tenu. C’est pourquoi nous avons voulu relancer la dynamique avec nos amis du Royaume-Uni, de Belgique et du Luxembourg ». Robert, Iain, Daffyd et Farquhar représentaient chacun un des États de l’archipel britannique et expliquaient que chez eux les épreuves étaient quasiment les mêmes avec, en plus, la tonte et la conduite de quad. Corentin, lui, venu du Luxembourg, souhaite s’installer en élevage bovin mais il trouvait intéressant le travail avec les moutons et avait particulièrement apprécié l’épreuve de manipulation.

Des projets d’installations à la pelle

Cette compétition était une belle réussite pour une filière toujours en recherche de renouvellement. Nombre de participants affirmaient vouloir s’installer dans un futur proche, comme Amélie, 20 ans, qui étudie au lycée agricole de La Côte-Saint-André, en Isère. « Je suis passionnée par la filière ovine, je prévois de m’installer en zone de montagne en ovin et caprin. » Elle racontait également sa passion pour les chiens de troupeau, son envie de découvrir le monde et de gagner en expérience pour faire mûrir son projet.

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