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Un réseau technique national pour les chiens de protection

Les éleveurs peuvent désormais être accompagnés dans leur utilisation de chiens de protection.

Le réseau chiens de protection prévoit aussi des formations pour les guides de montagnes, les accompagnateurs de groupe pour savoir comment gérer la présence d'un chien de protection. © L. Geoffroy
Le réseau chiens de protection prévoit aussi des formations pour les guides de montagnes, les accompagnateurs de groupe pour savoir comment gérer la présence d'un chien de protection.
© L. Geoffroy

Dans le cadre du plan national d’actions 2018-2023 sur le loup, le ministère de l’Agriculture et de l’alimentation a chargé l’Institut de l’élevage de mettre en place un réseau de formation et d’accompagnement autour des chiens de protection. Ce réseau, lancé en septembre, propose aux bergers et éleveurs désireux d’utiliser patous, kangals, bergers des Abruzzes et autres, des conseils et un suivi individuel sur l’exploitation. Ainsi, il est possible pour eux de suivre une formation collective, structurée autour d’une partie théorique et d’une partie pratique, pour mieux comprendre le rôle et les comportements attendus d’un chien de protection, mais aussi être capable de bien le choisir, de bien l’introduire dans le troupeau et de bien le gérer au quotidien. Ils peuvent également demander un suivi individuel pour avoir des conseils directement sur leur exploitation, lors de la mise en place d’un chiot par exemple.

Un suivi de terrain pour accompagner les éleveurs

Barbara Ducreux, chef de projet à l’Institut de l’élevage et coordinatrice du réseau chiens de protection, explique : « les experts du réseau sont tous des éleveurs et des utilisateurs expérimentés et reconnus de chiens de protection. Ce réseau a été créé pour les éleveurs et à leur demande. Les formations ne sont en aucun cas obligatoires. » Des référents locaux, qui sont eux aussi utilisateurs de ces chiens, vont pouvoir suivre individuellement chaque professionnel intéressé par la démarche qui a ou va avoir un chien de protection. Le référent local fait quatre à cinq visites sur l’exploitation de l’éleveur pendant environ deux heures. Il va l’aider à préparer les lieux pour l’arrivée du chiot, puis suivra par la suite l’éducation du chiot et les étapes importantes telles que la première sortie avec le troupeau à l’extérieur. Les éleveurs qui se trouvent dans les zones éligibles aux aides à la protection des troupeaux peuvent bénéficier de financement de l’Europe et de l’État, pour les autres, une prise en charge par Vivea devrait être possible.

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