L’astuce
Un quai pour charger seul ses brebis
Frédéric Rivet, éleveur de 270 brebis en Haute-Vienne, a mis en place un quai de chargement équipé de deux claies coulissantes sur son exploitation. Son astuce est arrivée en 3e place du concours Berger futé 2025.
Frédéric Rivet, éleveur de 270 brebis en Haute-Vienne, a mis en place un quai de chargement équipé de deux claies coulissantes sur son exploitation. Son astuce est arrivée en 3e place du concours Berger futé 2025.
"Je me suis inspiré de l’élevage porcin"
Je souhaitais trouver un moyen pratique de charger les brebis et leurs agneaux dans des camions ou bétaillères. Avant, on utilisait des barrières mobiles pour les charger, ce qui demandait d’être deux, avec le chien. C’est alors que j’ai eu l’idée de m’inspirer de l’élevage porcin, où il est obligatoire de posséder un quai de chargement. J’ai donc construit un quai en béton, entouré de deux murs en parpaing. Il a fallu bien réfléchir à l’angle du quai par rapport à la trajectoire du camion ou de la bétaillère, pour que le quai soit en continuité du couloir de contention et du pont du camion.
Des claies sur rampes
Je voulais quelque chose de mobile. J’ai donc fixé sur les murs deux rampes en ferraille, qui permettent de faire coulisser des claies pleines. Elles peuvent ainsi être orientées en profondeur et en longueur. Le pont de la bétaillère repose sur une marche plus basse, située au bout du quai. Les deux claies ont coûté environ 200 euros, à quoi il a fallu ajouter une soixantaine d’euros de parpaing, de béton et de ferraille. Le tout a demandé une dizaine d’heures de travail.
Aujourd’hui, je suis très satisfait de cet aménagement, qui me fait gagner beaucoup de temps… surtout quand la coopérative vient chercher les animaux à cinq heures du matin !