Aller au contenu principal

Sagesse sanitaire contre les virus

La crise du Covid 19 nous rappelle l’importance de la quarantaine et des précautions sanitaires. Tribune de Myriam Doucet, vétérinaire à l’Institut de l’élevage.

C’est avec la biosécurité que la guerre sanitaire se gagne. © N. Schneidermann
C’est avec la biosécurité que la guerre sanitaire se gagne.
© N. Schneidermann

Avec la crise sanitaire du coronavirus, nous entendons parler de distanciation sociale et de confinement. Ce sont des termes nouveaux dans le vocabulaire quotidien de tous, mais qui rappellent un vieux principe de sagesse sanitaire que tous les éleveurs d’ovins connaissent bien : la quarantaine.

Les principes de précaution sanitaire sont les même pour tous, brebis ou humains, quand il s’agit d’empêcher un pathogène de pénétrer dans notre environnement et d’infecter tous les individus. C’est une lutte sans panache et sans gloire que nous imposent ces virus, bactéries, parasites et comparses : rester vigilants, continuer obstinément de prendre les précautions sanitaires souvent si contraignantes. Pas de croix de guerre pour ces efforts du quotidien, et pourtant…

Une guerre du quotidien

Pourtant ce sont les premières mesures à prendre. Et ce sont les dernières qui marchent encore quand il n’y a pas ou plus de traitement et de vaccin. Les précautions à l’achat et la quarantaine, l’isolement des animaux malades, l’hygiène, le nettoyage et la désinfection du matériel et des bâtiments… On regroupe souvent ces précautions sous le terme de prévention sanitaire. Un autre mot est apparu ces dernières années : la biosécurité.

Éviter que la maladie ne pénètre, éviter qu’elle ne se propage dans l’élevage, qu’elle persiste dans l’environnement, qu’elle n’infecte l’homme : la biosécurité fait déjà partie de votre quotidien d’éleveur. Pour vous, comme pour tout un chacun aujourd’hui, le vrai défi réside dans l’application au quotidien de ces principes. Relevons ce défi, et tant pis pour le panache : c’est avec la biosécurité que la guerre sanitaire se gagne.

Les plus lus

Un chiot de protection dans une case refuge dans une bergerie avec ovins.
Introduire un chiot de protection dans un troupeau ovin, une étape clé
Le chien de protection est un atout des troupeaux face à la prédation. Le choix du chien et son introduction dans le troupeau…
Un éleveur se tient dans une bergerie.
Des agneaux vendus en direct au Gaec Frémon
En Loire-Atlantique, le Gaec Frémon produit des agneaux pour approvisionner en direct des bouchers nantais. Il mise sur des races…
<em class="placeholder">Photo d&#039;ouverture</em>
Brebis et vaches font la paire
La complémentarité entre élevage ovin et bovin offre de nombreuses synergies, en matière de pâturage, d’équipement ou de conduite…
Maxime Mechin dans sa bergerie, au milieu de ses brebis BMC.
Loire : « J’ai trouvé un compromis entre héritage et modernisation de l’exploitation familiale »
Reprendre une exploitation, c’est faire des choix techniques, mais aussi organiser un système cohérent et durable. Maxime Mechin…
<em class="placeholder">Brebis et agneau pâturant un sous-bois.</em>
Le pastoralisme résiste et gagne du terrain hors de ses bastions historiques
En vingt ans, les élevages pastoraux ont mieux résisté que l'ensemble des systèmes herbivores. Derrière une grande diversité de…
Une brebis buvant de l'eau dans un abreuvoir à pipette.
« Jusqu’à dix litres par jour » : les références de consommation en eau des brebis mises à jour
Les niveaux de consommation en eau des brebis ont été mis à jour au Ciirpo. Résultat : la consommation en eau varie de…
Publicité
Titre
OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site Réussir Pâtre
Consultez les revues Réussir Pâtre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Pâtre