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« Nous avons revu notre assolement pour réduire les achats de concentrés »

En introduisant plus de légumineuses dans l’assolement, Hugo et Adrien Capoulade sont devenus autonomes en fourrages grossiers et espèrent réduire leurs achats d’aliments concentrés.

Hugo Capoulade, éleveur dans l’Aveyron (500 brebis laitières, 85 hectares)
Hugo Capoulade, éleveur dans l’Aveyron (500 brebis laitières, 85 hectares)
© H.Capoulade

« Il y a deux ans, nous avons décidé d’arrêter le troupeau de bovins viande pour nous spécialiser sur le troupeau de brebis laitières et ainsi réduire les charges. Avec l’aide d’Unotec, nous avons revu notre assolement pour le réadapter aux besoins des brebis, notamment en y introduisant plus de légumineuses et en optimisant les parcelles autour de la bergerie pour le pâturage. L’objectif est de semer 8 hectares de luzerne chaque année, en pure ou en association avec du trèfle violet, pour atteindre 25 hectares de légumineuses dans notre assolement. La luzerne est intéressante aussi car elle résiste bien à la sécheresse et permet une bonne production de fourrage riche en matière azotée totale. Nous semons également des ray-grass hybrides associés avec 50 % de trèfles. La graminée améliore la valeur du fourrage et la légumineuse apporte une partie de l’azote nécessaire à la graminée.

Actuellement autonomes pour l’apport en fourrages grossiers, nous visons la meilleure qualité de fourrage possible en le rentrant dans les conditions optimales, afin de diminuer l’achat de concentrés. Avec la cessation du troupeau bovin viande et les sécheresses qui se multiplient, on a décidé d’arrêter l’ensilage de maïs. L’ensilage d’herbe fonctionne bien, notamment grâce aux conservateurs à base de micro-organismes, ce qui nous permet de rentrer les plantes tôt (ray-grass avant épiaison et luzerne au stade bourgeonnement) : en deux jours d’ensilage on rentre 60 % des besoins hivernaux. En parallèle, nous produisons 15 hectares d’orge que nous distribuons à nos brebis et qui nous permettent d’avoir une partie de la paille nécessaire pour le troupeau. Nous n’avons pas encore le recul pour conclure sur l’impact de ces décisions sur notre résultat économique, mais nous observons de bons résultats sur la production. Nous espèrons nous passer de quelques commandes de concentrés l’année prochaine.

À l’avenir, nous serons peut-être amenés à revoir notre assolement, car si nous sommes tous les ans excédentaires en fourrage nous ferons quelques hectares de céréales en plus afin de viser plus d’autonomie en paille. »

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