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Mêmes gènes de la domestication entre chèvre et mouton

Des chercheurs européens ont publié une étude faisant état d’un chemin évolutif similaire pour la domestication de la chèvre et du mouton.

Moutons et chèvres ont été modifiés par la domestication. © A. Villette
Moutons et chèvres ont été modifiés par la domestication.
© A. Villette

Mené par le CNRS de Grenoble et l’université Grenoble-Alpes, un consortium de chercheurs européens s’est penché sur la question de la domestication des ovins et caprins à travers la génétique. Les similitudes observées chez les espèces domestiquées proviennent-elles de modifications de leur génome? En effet, les animaux domestiques montrent des différences importantes au niveau comportemental, morphologique et physiologique par rapport à leurs cousins sauvages.

Sélectionnés pour leur docilité puis leurs intérêts zootechniques

Au cours de l’Histoire, les hommes ont d’abord sélectionné les animaux pour leur docilité et leur développement rapide, faisant apparaître involontairement des caractères nouveaux (couleur de la robe, cycle productif différent, etc.). Les chercheurs du consortium ont étudié le génome des ancêtres des chèvres et moutons actuels, respectivement l’aegagre et le mouflon asiatique, qui vivent toujours en Turquie et en Iran, régions où a débuté l’élevage. Et les moutons et chèvres que nous connaissons aujourd’hui ont tous pour ancêtre commun ces deux espèces. Leurs génomes ont été comparés à ceux de plusieurs races aujourd’hui domestiquées.

La domestication touche les mêmes gènes pour des espèces différentes

Pour chaque couple d’espèce (chèvre/aegagre et mouton/mouflon), des séquences d’ADN différenciant sauvages et domestiques ont été identifiées, celles-ci contenant des gènes impliqués dans le fonctionnement du système immunitaire, du système nerveux et dans la reproduction. Les chercheurs ont donc émis l’hypothèse que ces séquences avaient été modifiées sous l’emprise de la domestication. La découverte majeure de cette étude est que la moitié de ces séquences ADN modifiées sont communes entre chèvre et mouton domestiqués. La domestication impacte donc des zones identiques du génome, mais pas toujours de la même manière : par exemple, les hommes ont pu sélectionner les moutons pour une laine blanche uniforme et les chèvres pour la diversité de leurs pelages.

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