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Chien de conduite
Les questions à se poser avant d'acheter un chiot

Quelques conseils pour tous ceux qui souhaitent investir dans un auxiliaire à quatre pattes rarement malade et jamais en congés

Avec des moutons de plein air peu grégaires. Le border collie a d'abord été créé et sélectionné pour regrouper ce type d'animaux.
Avec des moutons de plein air peu grégaires. Le border collie a d'abord été créé et sélectionné pour regrouper ce type d'animaux.
© AB

Le sexe du chien n'a pas trop d'importance. Un bon mâle vaut une bonne femelle et vice versa. Si on peut dire qu'une femelle est plus précoce ou plus malléable, les mâles sont plus constants et toujours disponibles (absence de chaleurs). Dans les deux cas, l'éducation de base et le dressage ont leur importance. En élevage ovin, si la majorité des border collies font l'affaire, encore faut-il différencier le type d'élevage et les races de brebis. De toute façon, ne jamais acheter un chien dont on n'a pas vu les deux parents au travail sur troupeau.

Avec des brebis de plein air, mieux vaut choisir un chien dont les parents ont une bonne recherche naturelle, c'est-à-dire capables d'explorer de vastes périmètres, en orientant avec aisance et amplitude leur course d'encerclement du troupeau.

Dans un système transhumant ou de gardiennage, ou sur de très gros troupeaux, un chien de souche puissante, genre lignée à bovins allaitants, fera l'affaire. Même chose pour les animaux laitiers type « Lacaune lait » ou encore les chèvres. Si la diversité génétique permet de trouver tous les types de chiens possibles, il faut trouver les lignées qui conviennent à l'exploitation et faire le bon choix.

Combien de temps puis-je consacrer à mon chien quotidiennement ? Ai-je la patience et la constance pour le dresser et l'utiliser à bon escient dans une logique de travail respectant son âge et son évolution ? Ce sont quelques questions à se poser. Si on est peu patient, il vaut mieux choisir un chien de lignée avec un bon et fort caractère, un chien capable de supporter les écarts d'humeur et de comportement.

Une fois les besoins évalués, il faut choisir le futur compagnon dans une lignée dont les ascendants et collatéraux, voire descendants, sont connus et reconnus. Actuellement, une grille de cotation des géniteurs est expérimentée par l'association française du border collie, pour aider les acquéreurs à évaluer le potentiel d'un chiot au travers les aptitudes et les performances des autres individus de la même lignée. Un principe efficace pour une acquisition est de choisir un chiot chez un agriculteur utilisateur, qui a fait reproduire sa chienne dans le but de conserver un chien pour sa propre utilisation. Ce critère est d'autant plus fiable si le vendeur s'est déplacé pour faire saillir sa chienne par un « étalon » de qualité, ne la laissant pas s'accoupler par le premier chien noir et blanc passé dans la cour.

Un chien de troupeau peut rendre des services pendant près d'une décennie, bien plus longtemps qu'un bélier reproducteur pour l'achat duquel la connaissance de filiation est une condition sine qua non chez la plupart des éleveurs. Le chien constitue donc un véritable investissement qui, comme pour les animaux de rente, doit s'accompagner de garanties généalogiques, comme le pedigree. Ce dernier peut être édité par la Société centrale canine, qui gère le LOF (Livre des origines français) si le chien est né en France, ou par l'International sheepdog society, si le chien est d'origine étrangère, notamment britannique.

Une attention particulière doit être apportée aux garanties sanitaires que présentent les géniteurs. Ils doivent être indemnes de tares génétiques les plus invalidantes chez le border collie : la dysplasie des hanches et les troubles oculaires.

Des certificats délivrés par des vétérinaires compétents et reconnus par les organismes officiels, attestant de la qualité sanitaire des reproducteurs, peuvent être réclamés avant l'acte d'achat par l'éventuel acquéreur. Les garanties ont un prix, mais les border collies « à papier » sont parmi les moins chers d'entre toutes les races. Il faut compter entre 400 et 500 euros pour un auxiliaire qui va faire le travail de manipulation de plusieurs personnes, sera rarement malade et jamais en congés.

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