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L'astuce de Jean-Roch Lemoine, éleveur dans l’Aube
"Le vinaigre de cidre comme anticoccidien"

Le vinaigre de cidre bio est une solution écologique pour la prévention de la coccidiose et répond au cahier des charges de l'agriculture bio. © DR
Le vinaigre de cidre bio est une solution écologique pour la prévention de la coccidiose et répond au cahier des charges de l'agriculture bio.
© DR

"Mon fils souhaite s’installer sur l’exploitation familiale et il voudrait que nous nous tournions vers une démarche bio, tout en restant en conventionnel pour l'instant. Je suis parti à la pêche aux informations et plusieurs éleveurs ovins bio expérimentés m’ont conseillé le vinaigre de cidre comme anticoccidien. J’ai essayé cette année pour la première fois, d’abord sur les lots à la biberonneuse puis une fois l’efficacité du traitement avérée je l’ai étendu à tous mes lots. Au final, cela revient moins cher que le traitement classique (environ dix centimes de moins par agneau), ça demande un peu plus de travail mais c’est bio et ça évite une manipulation et une séance d’attrapage d’agneaux. Le traitement dure pendant deux mois et demi et commence le plus tôt possible, lors de l’allotement des agneaux sous la mère. Il s’agit de mettre un seau d’eau de 20 litres par lot de 80 agneaux dans lequel sont dilués 25 cl de vinaigre de cidre.

15 centimes par agneau

Je refais le plein deux à trois fois par semaine, selon la consommation des agneaux. Le litre de vinaigre de cidre coûte autour de 2,5 euros hors taxe, cela me revient à 15 centimes environ par agneau au lieu des 25 centimes avec un produit pharmaceutique. Jusqu’à maintenant ça marche vraiment bien et nous allons peut-être essayer de diminuer le dosage pour voir. Avec une production de 2 400 agneaux vendus par an, l'économie est toujours bonne à prendre mais ce n'est pas seulement ça. L'impact sur l'environnement avec les résidus de médicaments dans les fumiers sont diminués, les phénomènes de résistances aux molécules aussi, les demandes sociétales sont autant d'éléments qui nous ont fait changer de stratégie pour le traitement anticoccidien. les remèdes de grand-mère, de bergers et d'éleveurs sont toujours les bienvenus."

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