Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Le plein d'agneaux avec la race Romane

La race ovine Romane s'est considérablement développée ces dernières années sur toute la France. À condition d'être un minimum technique dans son élevage, elle peut apporter des réponses aux demandes des éleveurs et de la filière.

Quatrième race ovine en effectifs inscrite au contrôle de performance (et deuxième en nombre d'agneaux nés), la Romane est la race ovine allaitante qui connaît actuellement le plus fort développement. Elle a vu son nombre de femelles diffusées multiplié par trois en près de quinze ans, passant de 2 900 en 2001 à plus de 9 200 en 2014. « Cinquante pour cent correspondent à des créations de troupes, décrypte Luc Rives, directeur de l'organisme de sélection (OS) Romane. Ces dernières années il y a eu quelques éleveurs bovins qui ont changé de production, des céréaliers qui ont décidé de créer un atelier ovin complémentaire et des conversions de race pour des éleveurs qui ont voulu se simplifier la vie. L'avantage de la race est sa fertilité qui rassure : avec un bélierRomane, on est sûr d'avoir des agneaux ! » Dans le contexte actuel où la filière ovine française manque d'agneaux, la productivité est un enjeu important pour approvisionner le marché et faire tourner les outils.

La race Romane, ex-Inra 401, créée par l'Inra dans les années 1970, allie la forte prolificité et les qualités maternelles de la Romanov aux qualités bouchères du Berrichon du Cher. Avec une prolificité moyenne de deux agneaux par portée, une bonne fertilité à contre-saison, et une capacité à mettre bas et élever ses agneaux sans aide, elle a toute sa place dans les systèmes de demain.

Présente sur toute la France, elle s'adapte à une conduite en bergerie comme à l'herbe. Pour les éleveurs, elle présente deux gros avantages. Ses qualités maternelles permettent de minimiser le travail à l'agnelage, enjeu fort pour alléger l'astreinte et améliorer la qualité de vie. Et sa prolificité est une assurance revenu. La productivité reste en effet le premier facteur technique du revenu. À condition de bien savoir la mener et d'avoir les ressources nécessaires sur son exploitation: il faut respecter les forts besoins de la brebis notamment aux périodes clés de la fin de gestation et début de lactation. Une bonne technicité et un bon taux d'autonomie alimentaire sont donc nécessaires... « Comme dans n'importe quelle production, si on veut être productif il faut être technique », résume Yannick Helip, technicien de l'OS.

L'OS, qui regrette que la race soit encore exclue de certains labels ou marques commerciales a réalisé des efforts pour améliorer la conformation de ses produits. Ces évolutions sont appréciées par l'aval de la filière, qui manque de produit, notamment dans le Sud où la demande va vers des agneaux plus légers. « Nous avons pu accomplir ce travail grâce à une OS dynamique avec des éleveurs motivés, non pas pour avoir des plaques à accrocher chez eux mais pour faire avancer la race et servir le collectif », se réjouit Hubert Mony, éleveur en Côte-d'Or et président de l'OS. Un état d'esprit collectif qui permet de séduire de nouveaux jeunes pour s'installer en sélection.

Dossier de 9 pages à retrouver dans le Pâtre n°621 de février 2015

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

Vignette
Tech-Ovin, le salon 100 % mouton
Pour ses 20 ans, le salon Tech-Ovin sera une nouvelle fois le rendez-vous de tous les éleveurs. Rendez-vous les 4 et 5 septembre…
Vignette
Premier bilan de la campagne européenne de promotion de l'agneau
Un bilan positif, mais inquiet de l’avenir, après un an de campagne européenne de promotion pour la viande d’agneau.
Vignette
Moutons et vaches font bon ménage
L’Inra étudie la complémentarité des ovins et bovins au pâturage ainsi que l’engraissement des agneaux à l’herbe.
Vignette
Dentelle paysanne
Brigitte Dépalle, créatrice textile vers Saugues (Haute-Loire) et ancienne éleveuse de chèvres, a toujours rêvé de recycler les…
Vignette
Pour un vraie reconnaissance du pastoralisme
L’élevage pastoral est pertinent économiquement et répond aux enjeux sociétaux actuels. Plaidoyer pour un soutien au pastoralisme.
Vignette
BD Le loup
Le loup, le dernier roman graphique de Jean-Marc Rochette, narre avec une certaine pudeur la confrontation entre un berger et les…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 7,6€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Pâtre
Consultez les revues Réussir Pâtre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Pâtre