Aller au contenu principal

Le Plan loup à marche forcée

Le Plan d’action national sur le loup présente des avancées pour l'animal comme pour les éleveurs. Qui se sentent malgré tout lésés.

11 741 bêtes ont été victimes du loup en 2017 et les attaques se poursuivent en hiver. © L. Bourgeois
11 741 bêtes ont été victimes du loup en 2017 et les attaques se poursuivent en hiver.
© L. Bourgeois

Du 8 au 29 janvier, le Plan national d’action loup 2018-2023 était en consultation auprès du public. La dernière réunion organisée par les ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique, le 12 décembre à Lyon, avait eu pour but de présenter la version finale du Plan aux différentes parties opposées dans ce conflit. Les représentants des éleveurs avaient jugé largement insuffisantes les modifications apportées depuis la dernière relecture. Ils avaient donc décidé de boycotter cette séance. Leur absence, bien que remarquée, n’a pas empêché les membres du gouvernement d’avancer sur le dossier, avec cet argument qu’on ne pourrait de toute façon pas aboutir à un compromis mettant tout le monde d’accord. De fait, le 8 janvier, la version finale du Plan loup a été placée en consultation publique jusqu’au 29 janvier, avant d’être publiée début février. Chez les éleveurs, le mécontentement est à son paroxysme. Dans l’Aveyron, les éleveurs et la préfecture avaient entamé un dialogue constructif, avec comme solides fondations, le rapport de l’Inra sur l’impact de la prédation sur l’élevage ovin.

Les éleveurs se retrouvent encore une fois menottés

Cette étude n’a pas été prise en compte dans le Plan national d’action, comme le rappelle François Giacobbi, référent loup de la FDSEA de l’Aveyron. Les syndicats agricoles déplorent que leurs revendications n’aient été que très partiellement entendues. Pour eux, la conditionnalité des aides ne devrait pas exister puisque, dans certaines régions, l'installation des mesures de protection est très difficile et inefficace. « L’obligation de se protéger doit être mise en place avec les éleveurs qui souhaitent continuer à bénéficier du système d’indemnisation en cas de dommage », annonce Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique. Malgré une ouverture sur le droit à l’éleveur de faire des tirs de défense simple, cela reste limité et contraint par des conditions restrictives. Les éleveurs se retrouvent encore une fois menottés face au grand prédateur, avec des mesures plus vaporeuses qu’efficaces.

Les plus lus

<em class="placeholder">Outil multifonction intégré au parc de contention permettant de parer une brebis sur le dos</em>
Bien choisir sa cage de retournement
Parer les onglons peut être éprouvant physiquement. Une cage de retournement est une solution pour soulager l’éleveur. Il en…
Un chiot de protection dans une case refuge dans une bergerie avec ovins.
Introduire un chiot de protection dans un troupeau ovin, une étape clé
Le chien de protection est un atout des troupeaux face à la prédation. Le choix du chien et son introduction dans le troupeau…
<em class="placeholder">Des agneaux en case d&#039;allaitement à la louve</em>
L’allaitement artificiel, une charge à maîtriser
L’allaitement artificiel garantit un apport de lait suffisant aux agneaux surnuméraires. Certains fondamentaux sont à respecter…
Trois hommes avec deux chiens, assis dans l'herbe, et des brebis dans le fond.
Puy-de-Dôme : « Nous produisons 2 000 agneaux en autonomie fourragère »
Avec ses 1 480 brebis, le Gaec de la Rode affiche une totale autonomie au niveau des fourrages. C’est le fruit de toute une…
<em class="placeholder">Troupeau de brebis en Bosnie-Herzégovine</em>
En Bosnie-Herzégovine, l’élevage ovin pastoral cherche sa voie
Dans le Canton 10 de Bosnie-Herzégovine, les ruminants façonnent depuis longtemps d’impressionnants paysages pastoraux. Confronté…
<em class="placeholder">Photo d&#039;ouverture</em>
Brebis et vaches font la paire
La complémentarité entre élevage ovin et bovin offre de nombreuses synergies, en matière de pâturage, d’équipement ou de conduite…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Pâtre
Consultez les revues Réussir Pâtre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Pâtre