Aller au contenu principal

Race du Grand-Ouest
Le Landes de Bretagne : rustique et bien valorisé

Cette race ancienne coûte peu pour se nourrir et s´adapte fort bien en zones difficiles. Ses particularités permettent de valoriser une carcasse au meilleur prix.

© wikipedia


Origine de la race
Ce mouton breton est signalé dans les ouvrages de zootechnie des siècles passés comme
: « petit à tête fine avec ou sans cornes. à laine grossière sur le garrot et les cuisses » ;
les tailles signalées sont de 0,40 m à 0,50 m au garrot, les couleurs sont blanches, noires
ou grises. Les auteurs le définissent toujours comme de piètre qualité.
En 1985 subsistaient moins de 100 têtes chez trois particuliers en Brière (B. Denis 1992).
En 1994, puis en 1999, des mesures corporelles et des pesées ont été effectuées. Un
descriptif sommaire permet alors de caractériser cette population au niveau de sa
morphologie, mais sans vouloir établir un standard.
Descriptif :
De petit format : 50 à 60 cm au garrot pour un poids compris entre 40 et 50 kg pour les
brebis.
Les animaux sont en majorité blancs, le reste étant noirs (pie éliminés) ; la toison est semi-
ouverte
Les extrémités sont le plus souvent légèrement à moyennement tachées, mais il existe des
animaux à poil blanc lustré et d´autres fortement tachés de roux foncé. Les béliers sont
parfois cornus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bruyère et genêts, ces milieux s´ouvrent et s´entretiennent avec le Landes de Bretagne. ©Crapal


Des créneaux pour relancer la race
Un principe de base lié au maintien de la variabilité génétique a d´abord été respecté : utiliser
un grand nombre de mâles pour la reproduction.
Considérés comme l´archétype des ovins du Grand Ouest, ces animaux ayant une forte
identité bretonne, les sites à grandes contraintes de la région furent rapidement des terrains
de prédilection. Sa rusticité était la qualité essentielle recherchée pour entretenir, voire
maintenir des paysages ouverts.
Presque simultanément s´est posé le problème de la valorisation des produits, la viande
essentiellement. Le travail de terrain à l´initiative du Crapal, a été la seule manière de trouver
de nouveaux éleveurs à la recherche de « niches » et d´identité, puis de les relier entre eux.
Quelques initiatives individuelles, puis des exploitations agricoles s´en sont saisies : on
assiste alors à une très rapide évolution des formats avec actuellement des hauteurs au
garrot jusqu´à 65-70 cm et des poids de 60-65 kg. Ce fait met en évidence une grande
plasticité de ces populations dites « rustiques ». Toutes les performances zootechniques
s´améliorent, y compris la prolificité qui évolue de 1 à 1,5.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

©Crapal


La valorisation se fait en direct, souvent en agrobiologie, avec un produit typé : race tardive
à viande très rouge, carcasses de 15 à 20 kg à 6-8 mois. Le Landes de Bretagne est
apprécié pour sa différence et sa saisonnalité.
Est-il nécessaire de préciser que tous les travaux menés sur les qualités de la viande ont
toujours démontré qu´il n´existe aucun rapport entre la conformation et les qualités
organoleptiques de celle-ci ? De même, aucune corrélation n´a été démontrée entre la
couleur rouge du muscle et le goût désagréable de « mouton ». Le procès envers les races
locales, qui a souvent conduit aux croisements, donc à leur réduction d´effectifs, est un
mauvais procès.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un bon suivi alimentaire améliore ses performances et sa conformation. ©Crapal


Une évolution régulière des effectifs depuis plusieurs années
L´évolution des effectifs est régulière depuis plusieurs années, avec une augmentation
autant en nombre d´éleveurs particuliers que d´animaux chez les professionnels et
collectivités. Les élevages particuliers amateurs représentent 75 % des élevages pour 44
% des femelles en 2007.
La diversité génétique ayant été recréée sur des milieux divers, plusieurs phénotypes et
formats existent aujourd´hui sur le terrain :
- un type plutôt archaïque de format petit à moyen sur les zones difficiles déjà décrites,
- des formats plus développés en fonction des conditions de milieu et chez des éleveurs où
l´atelier de production ovine représente un chiffre d´affaires notable dans l´exploitation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Taille des élevages en nombre de femelles par site


En savoir plus
Association « Moutons des pays de Bretagne - « deñved ar vro » Kerialan - 22540
Pédernec
Tél. 02 96 45 29 56
Cette association, qui a pour but la sauvegarde et la valorisation des races bretonnes
Landes de Bretagne et Belle-Ile, souhaite également promouvoir la localisation de
l´économie au travers de filières courtes et de la vente directe.

Conservatoire des races animales en Pays de la Loire (Crapal) - secrétariat Toulan -
44630 Plessé
Tél./fax : 02 40 79 94 34
Mail : fresneau.crapal@free.fr
Le Crapal est une association loi 1901 créée en 1998 dont le but est de fédérer les actions
de conservation autour des races et populations à faibles effectifs présentes dans les Pays
de la Loire. Son président est le Pr Bernard Denis, également président de la Société
d´ethnozootechnie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une carcasse qui peut être de bonne conformation avec une qualité de viande appréciée. ©P. André

 

 

 

 

 

 

 

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Pâtre.

Les plus lus

La balle installée, il ne reste plus qu’à couper les filets pour la dérouler. © F. Mariaud
« Un tire-balle pour quad »
« Avant je déroulais les balles à la main pour assurer le complément de fourrage de mes brebis en pâture l’hiver. Maintenant,…
Le traitement au goudron de pin permet de prolonger la durée de vie des clôtures.  © M. Harlet
Traiter l’extrémité des piquets pour des clôtures résistantes
« Pour augmenter la longévité de mes clôtures, je badigeonne les 80 premiers centimètres de mes piquets avec du goudron de pin…
 © Ton van Zantvoort
No way, un film sur la disparition progressive des bergers
No way plonge au cœur du combat obstiné de Stijn, un éleveur néerlandais prêt à tout pour garder son troupeau de 500 moutons…
Une partie du bureau de la FNO était rassemblée devant la Maison nationale des éleveurs (Paris) le lendemain de l’assemblée générale. De gauche à droite : Claude Font, Brigitte Singla, Jean-Roch Lemoine, Michèle Boudoin, Patrick Soury et Jérôme Redoulés.
Le nouveau bureau de la Fédération nationale ovine
La FNO a élu son bureau national le 21 septembre 2020 en plaçant à sa tête un binôme féminin avec Michèle Boudoin, réélue comme…
« Viande végétale » : Anvol, Inaporc et Interbev attaquent « Les Nouveaux Fermiers » en justice
Portail réussir
Anvol, Inaporc et Interbev ont décidé d’assigner les « Nouveaux Fermiers » en justice. Les attaques portent sur les termes « …
L'automne fournit une herbe à forte valeur nutritive, à condition d'avoir des précipitations. Ici, un troupeau pâture en Auvergne
Comment gérer ses prairies après la sécheresse ?
La sécheresse estivale a impacté les ressources fourragères. Si les précipitations reviennent, on peut espérer une pousse de l’…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 93€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Pâtre
Consultez les revues Réussir Pâtre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Pâtre