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DOSSIER
Le colostrum, l'assurance-vie de l'agneau

Le colostrum est la seule source de défenses immunitaires du nouveau-né. De nouvelles références sont disponibles dont l'objectif est de réduire la mortalité des agneaux.

© jack delaplagne

Le rôle du colostrum sur la santé du jeune agneau n'est plus à démontrer. Il est double. Ce premier lait est d'abord particulièrement riche en matière grasse, d'où son aspect parfois crémeux. Il fournit à l'agneau l'énergie nécessaire à sa survie précoce, car ce dernier naît avec de minces réserves appelées "graisses brunes". Elles maintiennent la température corporelle d'un agneau de 4 kg (poids moyen d'un nouveau-né issu d'une portée double) pendant dix heures au maximum, lorsque la température ambiante est comprise entre 0 et 10°C et en l'absence de courant d'air. Mais si l'agneau ne pèse que 2,5 kg, sa durée de vie sans téter est limitée à six heures dans les même conditions de températures. Cette hypothermie est la cause suspectée dans 30 % de la mortalité des agneaux.

Le colostrum a une autre fonction capitale. En effet, chez les ruminants, le transfert des immunoglobulines maternelles, c'est à dire les anticorps, n'a pas lieu au cours de la gestation. Seule la tétée précoce du colostrum procure au nouveau-né une protection transitoire contre les agents pathogènes.

Le risque de mortalité avant cinq semaines est 2,3 fois plus élevé chez des agneaux présentant un défaut de tétée du colostrum à 48 heures d'âge. Ce premier lait a pour particularité de contenir de deux à cinq fois plus de protéines. D'autre part, les teneurs en minéraux et vitamines du colostrum sont deux à dix fois plus élevées que dans le lait.

Depuis 2009, l'Institut de l'élevage, fedatest, le ciirpo ainsi qu'une dizaine de sites expérimentaux et lycées agricoles ont travaillé à l'acquisition de références sur le colostrum, jusqu'à lors bien minces. des centaines de prélèvements à la mise-bas et dans les 24 heures qui suivent ont ainsi été réalisés. Des outils de diagnostic de la qualité de ce premier lait ont été testés. Afin de vérifier le niveau d'immunité des agneaux, des prises de sang sur plusieurs centaines d'animaux ont été effectuées. Les principaux enseignements de ces études sont résumées dans ce dossier.

La suite de ce dossier dans Pâtre 609, décembre 2013

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