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La FNO boycotte le groupe national loup

La Fédération nationale ovine a jugé nécessaire de boycotter le groupe national loup de décembre pour manifester son mécontentement sur le comptage du nombre de loups en France.

<em class="placeholder">En 2024, ce sont encore 12 000 brebis tuées par les loups. Face à ce constat, difficile pour la profession de croire à une diminution de la population lupine en France.</em>
En 2024, ce sont encore 12 000 brebis tuées par les loups. Face à ce constat, difficile pour la profession de croire à une diminution de la population lupine en France.
© C. Font

Le 16 décembre se tenait une réunion du groupe national loup (GNL) à Lyon, qui regroupe associations de défense de la nature, administration et syndicats agricoles. Ces derniers ont choisi de boycotter l’évènement pour marquer leur mécontentement quant à la nouvelle méthode d’estimation de la population lupine française.

« Nous n’avons pas été informés par la préfète coordonnatrice mais nous avons appris les chiffres par la presse, ce qui a mis un frein à la confiance mutuelle », appuie Claude Font, qui siège au GNL et représente la Fédération nationale ovine (FNO).

Voilà pour la forme, mais la vraie raison de la colère des éleveurs est l’estimation baissière du nombre de loups en France, tandis que les nombres de constats et de victimes ne font qu’augmenter d’année en année. « D’après les premiers chiffres annoncés par l’administration, on a atteint 12 000 victimes en 2024, soit une hausse de 10,6 % par rapport à 2023. Et le nombre de constats a également augmenté de 5 % sur la même période », liste Claude Font.

66 départements soumis à la prédation

Pour 2025, ce sont 90 départements métropolitains qui sont concernés par la mise en place des mesures de protection et 66 départements qui sont effectivement prédatés.

« L’estimation de la population de loups à 1 013 individus a amené les pouvoirs publics à abaisser le plafond de prélèvements, passant de 209 à 192 loups potentiellement prélevables pour l’année à venir », explique Claude Font. L’élu rappelle aux éleveurs se trouvant sur les fronts de colonisation l’importance de mettre en place les moyens de protection, « sans quoi les tirs de défense ne pourront être activés, sauf en cas de reconnaissance de non-protégeabilité partielle. »

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