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En Grèce
La feta maintient les petits troupeaux laitiers

L'élevage ovin grec doit beaucoup à la feta. Mais cet élevage reste très traditionnel et la faible productivité des animaux limite le décollage de la filière.

L'élevage ovin est très présent dans ce pays montagneux au climat méditerranéen.
L'élevage ovin est très présent dans ce pays montagneux au climat méditerranéen.
© D.Hardy

Deuxième pays européen pour le lait de brebis et troisième pour le lait de chèvre, la Grèce est, depuis 2002, le seul pays à pouvoir produire de la feta, désormais protégée par une appellation d’origine. Ce fromage de saumure est fabriqué à partir de lait de brebis, ou en combinaison avec du lait de chèvre. Le lait de chèvre doit alors représenter moins de 30 % du total.
Avec environ 100 000 tonnes de feta fabriquées chaque année, la Grèce produit surtout pour son marché intérieur.Chaque Grec mange en effet en moyenne plus de dix kilos de feta dans l’année. Un record qui fait des Grecs les premiers consommateurs de fromage au monde (environ 28 kg par habitant et par an tous fromages confondus contre 24 kg pour la France). Affiné pendant deux mois dans des tonneaux en bois ou dans des boîtes métalliques contenant de la saumure, ce fromage blanc et dur est un ingrédient traditionnel de la cuisine grecque.
Le lait est produit dans les régions montagneuses et marginales du pays (environ 80 % du territoire grec est montagneux). Sa production joue donc un rôle économique, social et écologique conséquent en maintenant la population dans les villages. Sur les 95000 éleveurs de petits ruminants, environ 50 % possèdent des brebis et 20 % ont brebis et chèvres, généralement dans des troupeaux séparés. Les brebis préférant les plaines et les collines alors que les chèvres apprécient plutôt les zones plus escarpées.
Mais l’élevage reste très traditionnel. Par exemple, sur les 95 000 éleveurs de petits ruminants, environ 35 000 ont un troupeau de moins de 50 têtes. L’élevage transhumant est maintenant devenu marginal car,même traditionnels, les éleveurs ont recherché des conditions de vie plus faciles.

L’ORGANISATION ET LA GÉNÉTIQUE POUR SE DÉVELOPPER

« Nous espérons beaucoup de l’amélioration génétique des brebis pour augmenter la productivité et, ainsi, le niveau de vie des éleveurs », explique le professeur Andréas Georgoudis, président de l’organisation hellénique du lait et de la viande. Signe de la volonté de peser, les éleveurs grecs (toutes espèces confondues) se sont regroupés il y a trois ans dans un syndicat qui leur est propre. Pour son président, Panagiotis Pevetos, par ailleurs éleveur de 700 brebis Lacaune à Argos, « le syndicat permet de se faire entendre par les coopératives, les banques ou les pouvoirs publics ».

Plus d'informations dans Pâtre août/septembre 2011

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