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La coopération gagne l’OS Romane

L’évolution du marché de la génétique de la race Romane a demandé un changement de statut pour l’organisme de sélection.

L'année 2017 est un bon cru pour l'OS Romane qui voit sa génétique reconnue par-delà les frontières françaises. © C. André
L'année 2017 est un bon cru pour l'OS Romane qui voit sa génétique reconnue par-delà les frontières françaises.
© C. André

Lors de l’assemblée générale de l’OS Romane à Réchicourt en Meurthe-et-Moselle, le 14 mars dernier, le président Hubert Mony, a rappelé à tous l’histoire de l’association. Créée en 1986 par les éleveurs utilisateurs de la souche Inra 401, rebaptisée Romane en 2007 lors du Salon de l’agriculture, l’association a l’objectif de travailler sur la sélection des qualités bouchères, maternelles, de résistance à la tremblante et au parasitisme (depuis 2011 pour ce dernier point). "L’organisme de sélection parvient petit à petit à s’imposer dans la conscience des éleveurs qui y voient enfin une race à part entière avec des spécificités génétiques réelles", apprécie le président. L’association comptait l’année passée 90 adhérents pour un cheptel d’environ 35 000 brebis.

400 animaux envoyés en Iran

La race s’ouvre de plus en plus à l’export. En 2017, 400 ovins de race Romane ont été exportés en Iran. L’État perse cherche en effet à augmenter la compétitivité de son cheptel ovin afin de combler les dégâts causés par la sécheresse l’année précédente et souhaite donc croiser ses races rustiques avec la génétique française plus productive. Cette ouverture à l’export du commerce de reproducteur, combiné à la hausse de la diffusion sur le territoire national a entraîné un important accroissement du chiffre d’affaires.

Afin de limiter les responsabilités des administrateurs dans les activités commerciales et dans le but de redistribuer les bénéfices aux adhérents, l’association OS Romane est passée, depuis le 1er janvier 2018, du statut d’association à celui de coopérative.

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