Aller au contenu principal

Éviter la listeria dans l’enrubannage

La listeria peut contaminer les fourrages et proliférer dans l’enrubannage. Certaines pratiques permettent de limiter les risques.

Plus le chantier de fourrage est réalisé dans de bonnes conditions, plus le risque de contamination est faible.
Plus le chantier de fourrage est réalisé dans de bonnes conditions, plus le risque de contamination est faible.
© Archives Pâtre

L’enrubannage est un fourrage de bonne qualité. Attention toutefois à la listeria. La bactérie responsable de cette maladie est présente partout dans l’environnement et donc elle se retrouve naturellement dans les fourrages. « Les animaux peuvent l’ingérer sans déclencher une quelconque réaction, lorsque celle-ci est présente en faible quantité », explique Emmanuel Sainson, conseiller fourrage à la chambre d’agriculture de la Vienne.

Bien préparer ses chantiers

L’important pour éviter que la bactérie ne se développe, c’est tout d’abord de bien préparer ses chantiers de récolte. Lors de la réalisation du chantier, il faut s’assurer de pouvoir réaliser l’ensemble des interventions dans les meilleures conditions. Par exemple, pour les prairies, il faut éliminer les mottes de terre causée par les taupes dans les champs et s’assurer que le matériel utilisé pour la récolte est bien réglé (pas de coupe en dessous de 5 cm). Attention également à stocker les balles sur des surfaces propres et sèches. « Pendant le chantier, je recommande de s’assurer que le film est posé correctement sur la balle (bien tendu, non froissé), que le recouvrement des couches est bien de 50 % et que le nombre de tours est suffisant et proportionnel à la grosseur de la botte. Faire un essai est le meilleur moyen de vérifier que la machine est bien réglée », déclare Emmanuel Sainson.

Plus le chantier de fourrage est réalisé dans de bonnes conditions, plus le risque de contamination des animaux par la listeria est réduit. Si toutefois, la bactérie arrive à se développer, il n’est jamais trop tard pour intervenir. On élimine les parties souillées pour éviter que la contamination ne se propage. On peut faire une analyse de mycotoxine pour vérifier la présence ou non de la bactérie. Dans le doute, l’utilisation de capteurs de mycotoxines à ajouter directement dans l’aliment est très efficace.

Les plus lus

Trois loups
Déclassement du loup : « une douche froide » pour la FNO
Le statut du loup est passé d’espèce « strictement protégée » à « protégée » au niveau européen. Afin de…
En Dordogne, « nous produisons 1 800 agneaux par an en baissant la mortalité »
Les associés du Gaec de Vialette, en Dordogne, produisent des agneaux toute l’année grâce au désaisonnement lumineux. Néanmoins,…
<em class="placeholder">Gaec Bagaya</em>
« J’ai atteint mon objectif de 200 litres par brebis manech tête noire »
Grâce à une maîtrise de la fertilité de son troupeau de manech tête noire, le Gaec Bagaya s’approche des coûts de production de l…
Une éleveuse se tient devant le Mont-Saint-Michel
« Je vois chaque jour le Mont-Saint-Michel » : Claire est intermittente en élevage ovin
Titulaire d’un diplôme d’ingénieur en agronomie et passionnée de laine, Claire Bourgart a fait un certificat de spécialisation (…
Des brebis sont nourries au cornadis.
Agnelage : des rations aux petits oignons en fin de gestation
L’alimentation des brebis en fin de gestation a des répercussions directes sur la vigueur des agneaux à la naissance. Le travail…
<em class="placeholder">Brebis au pâturage avec des vaches allaitantes</em>
Pourquoi faire pâturer ses brebis sur des surfaces bovines l’hiver ?
D’après une étude conduite par l’Institut de l’élevage, le pâturage hivernal des ovins sur les parcelles bovines est un véritable…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Pâtre
Consultez les revues Réussir Pâtre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Pâtre