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Réussir Pâtre : Le média des éleveurs de moutons

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Etude en Auvergne
En montagne, s'agrandir pour gagner plus ?

Selon Marc Benoît, économiste à l'Inra, l'agrandissement de l'exploitation ne se traduit pas nécessairement par une augmentation du revenu de l'éleveur.

A partir d'un échantillon de 34 exploitations situées en Auvergne en zone de montagne, Marc Benoît de l'Inra s'est interrogé sur l'intérêt de l'agrandissement des exploitations en système ovins viande dans la conjoncture actuelle. « Sur les exploitations de notre observatoire, les revenus des éleveurs ovins vont doubler en 2010 pour atteindre en moyenne 19 400 euros par travailleur, explique l'économiste. Les écarts entre exploitations restent toutefois très importants. » Les principaux critères qui composent le revenu d'une exploitation restent les mêmes que ceux des années 1990 et 2000 : il faut produire des kilos d'agneaux tout en maîtrisant ses charges de concentré. Mais que faire lorsqu'une opportunité d'agrandissement se présente ? Faut-il la saisir et augmenter l'effectif de brebis pour conserver le même niveau de chargement ? Ou bien faut-il y renoncer et essayer d'augmenter le nombre d'agneaux vendus avec son troupeau ? Selon Marc Benoît, tout dépend d'abord du niveau de productivité du troupeau.
Si le troupeau produit moins de 1,2 agneau par brebis et par an sur une surface d'au moins 50 hectares par travailleur, l'agrandissement n'apporte rien ! En effet, l'augmentation de la marge brute ovine liée aux nouvelles brebis est entièrement compensée par celle des charges de structure. Le travail augmente et le revenu diminue car le niveau de productivité des brebis est insuffisant. Dans cette situation, pour gagner plus, il faut avant tout vendre davantage d'agneaux par brebis.
 
Si le troupeau produit plus de 1,2 agneau par brebis et par an sur une surface d'au moins 50 hectares par travailleur, l'agrandissement de la surface de l'exploitation apporte un plus. Cependant, il semblerait que cela soit moins vrai lorsque l'on dépasse le seuil des 100 hectares par unité de main-d'oeuvre (ou 450 à 500 brebis).

Enfin, si la surface de l'exploitation est inférieure à 50 hectares, l'agrandissement est souhaitable dans tous les cas. Selon Marc Benoît, ce seuil des 50 hectares par travailleur se justifie par le fait que la plupart des aides liées aux surfaces sont plafonnées à 50 hectares ou bien dégressives. « Ce qui est vrai en zone de plaine l'est encore plus en montagne, conclut l'économiste. L'amélioration des revenus passe d'abord par celle des résultats techniques s'ils sont médiocres. Par ailleurs, lors d'un agrandissement de troupeau, il faut se donner les moyens de maintenir de bons résultats techniques. »
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