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La recette d'un agnelage réussi

Une éleveuse tient dans ses bras un agneau.

La réussite de l’agnelage détermine en partie le nombre d’agneaux vendus sur la campagne. Vous trouverez dans ce dossier des conseils pratiques pour le préparer au mieux. Des astuces pour intervenir lors d’un agnelage difficile sont également proposées, schémas à l’appui. Nous espérons qu’elles vous seront utiles, y compris si vous êtes expérimentés en la matière.

Les taux de fertilité et de prolificité du troupeau sont sans conteste les premiers critères qui influent sur le nombre d’agneaux vendus. Toutefois, le taux de mortalité des agneaux est une troisième variable d’importance. Et la moitié des morts se concentre autour de la naissance (¹). La première cause (17 % de la mortalité) reste le poids des agneaux insuffisant. Un nouveau-né de deux kilogrammes a peu de chance de survivre. La ration distribuée au cours du dernier mois de gestation est alors le principal levier d’amélioration. Elle a un impact direct sur le poids de la portée à la naissance, y compris pour des portées multiples.

« Après la période de lutte, c’est autour de l’agnelage que le nombre d’agneaux vendus par brebis se concrétise. »

La surveillance des brebis en cours de mise bas est également primordiale. Pierre Autef, vétérinaire, aime à rappeler que « l’avenir de l’agneau se joue entre la rupture de la poche des eaux et la première tétée du colostrum. Plus cette période est courte, mieux c’est pour le nouveau-né ». Les agneaux mal placés représentent 4 % de la mortalité et 5 % d’entre eux meurent noyés dans la poche. Savoir agir à bon escient lors d’un agnelage difficile demande un savoir-faire qui s’apprend.

Des agneaux bien démarrés

Les problèmes de tétée sont encore plus déterminants car ils représentent 11 % de la mortalité des agneaux. Les origines sont diverses : l’agneau n’a pas trouvé la tétine, il n’a pas été accepté par sa mère, la mère n’avait pas de lait… De plus, ce défaut de tétée a des répercussions sur la santé de l’agneau, en particulier sur les problèmes respiratoires et digestifs. Un agneau doit avoir eu accès au colostrum dans les six heures qui suivent sa naissance. Là encore, la surveillance de la tétée des nouveau-nés dans les heures qui suivent leur naissance et éventuellement, une aide apportée, sont primordiales pour leur avenir. Des cases d’agnelage facilement accessibles et un stock de colostrum sont alors facilitateurs. Ces points sont développés dans les articles suivants avec des exemples concrets et des schémas.

¹ Étude massif mortalité (Ciirpo/UMT santé des petits ruminants) 2011/2013

Au sommaire de ce dossier

<em class="placeholder">La plupart des brebis mettent bas sans encombre. Mais parfois un agnelage se passe difficilement : il faut intervenir.</em>
Pendant l’agnelage, les bons gestes au bon moment
Dans la grande majorité des cas, la brebis met bas toute seule.
Des brebis sont nourries au cornadis.
Des rations aux petits oignons en fin de gestation
L’alimentation des brebis en fin de gestation a des répercussions directes sur la vigueur des agneaux à la naissance.
Cases d'agnelage
Des pratiques et du matériel pour faciliter le travail à l’agnelage
Si les pratiques des éleveurs autour de l’agnelage sont adaptées à leur conduite, certains fondamentaux sont communs : surveiller les mises ba
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