Aller au contenu principal

Des apprenants particulièrement motivés

Jeunes ou moins jeunes, juste sortis de l’école ou avec des années d’expérience en agriculture ou dans un autre domaine, les candidats au certificat de spécialisation ovin ont un point commun : leur goût pour la production ovine.

Elle est fille d’éleveur, il était électricien… Ce ne sont pas les itinéraires professionnels ou scolaires qui font l’unisson dans une promotion de certificat de spécialisation ovin. Au contraire, les apprenants ont des parcours professionnels différents. « C’est ce qui fait la richesse de cette formation, indique André Dirand, formateur jusqu’en 2016 à Mirecourt dans les Vosges. Les cursus scolaires sont variés : Bac pro, BTS, ingénieur ou bien BPREA après des études qui n’avaient rien à voir avec l’agriculture. Mais tous se retrouvent autour du même centre d’intérêt pendant six mois à un an ».

Cécile Aviron de Saint-Rémy-sur-Creuse dans la Vienne était vendeuse dans un magasin de jouets. Avec en poche en brevet de technicien supérieur en productions animales, elle envisage de s’installer dans quelques années mais à l’école, elle a surtout étudié les vaches laitières. « J’ai suivi un certificat de spécialisation et j’ai appris beaucoup de choses. Mon maître de stage me fait confiance et je suis complètement autonome. On échange beaucoup ».

"On ne parle que des ovins !"

Thomas Pope était électricien et n’avait aucune expérience en agriculture quand il s’est intéressé à la production ovine. « J’ai passé un brevet professionnel responsable d’exploitation agricole (BPREA) pour pouvoir m’installer puis suis rentré en certificat de spécialisation en 2015. C’est une formation très concrète dans laquelle on ne parle que des ovins. En plus, nous sommes peu nombreux et d’univers variés. Tout le monde est ouvert ! ». Thomas reprend une exploitation en 2017.

Emma Bossis est fille d’éleveur ovin. Les brebis, elle connaît déjà ! « Je voulais voir des choses différentes de chez moi et sur une année complète. Le brevet de technicien supérieur puis la licence professionnelle que j’ai suivis sont trop théoriques. Il n’y a que le certificat de spécialisation qui permette d’acquérir autant de connaissances. En plus, j’ai la chance de l’avoir fait par apprentissage ! ». Emma envisage de s’installer à la suite de son père dans quelques années.

Avis d'apprenant

"Une aventure humaine"

« Je suis rentrée en certificat de spécialisation ovin début novembre 2015 dans une classe de 12 personnes, tous issus d’horizons différents. Pour certains, les heures passées au contact du mouton étaient déjà nombreuses, pour d’autres, cet animal gardait encore quelques secrets. Mais nous étions tous très motivés par l’élevage ovin et pressés d’en connaître toujours plus. Nous constituions une classe pleine de vie, pleine d’atouts, avec ses qualités et ses défauts. Au-delà d’un parcours professionnel qui nous servira à tous, ce fut aussi une formidable aventure humaine ». Isabelle Decombe, certificat de spécialisation ovin

Les plus lus

Trois loups
Déclassement du loup : « une douche froide » pour la FNO
Le statut du loup est passé d’espèce « strictement protégée » à « protégée » au niveau européen. Afin de…
En Dordogne, « nous produisons 1 800 agneaux par an en baissant la mortalité »
Les associés du Gaec de Vialette, en Dordogne, produisent des agneaux toute l’année grâce au désaisonnement lumineux. Néanmoins,…
<em class="placeholder">Gaec Bagaya</em>
« J’ai atteint mon objectif de 200 litres par brebis manech tête noire »
Grâce à une maîtrise de la fertilité de son troupeau de manech tête noire, le Gaec Bagaya s’approche des coûts de production de l…
Une éleveuse se tient devant le Mont-Saint-Michel
« Je vois chaque jour le Mont-Saint-Michel » : Claire est intermittente en élevage ovin
Titulaire d’un diplôme d’ingénieur en agronomie et passionnée de laine, Claire Bourgart a fait un certificat de spécialisation (…
Des brebis sont nourries au cornadis.
Agnelage : des rations aux petits oignons en fin de gestation
L’alimentation des brebis en fin de gestation a des répercussions directes sur la vigueur des agneaux à la naissance. Le travail…
<em class="placeholder">Brebis au pâturage avec des vaches allaitantes</em>
Pourquoi faire pâturer ses brebis sur des surfaces bovines l’hiver ?
D’après une étude conduite par l’Institut de l’élevage, le pâturage hivernal des ovins sur les parcelles bovines est un véritable…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Pâtre
Consultez les revues Réussir Pâtre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Pâtre