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Flora Petit à Bezonnes en Aveyron
« De la couleur dans les Lacaune »

Flora Petit a vite rejoint l’élevage de 550 Lacaune viande de ses parents. À 25 ans, elle apporte une touche féminine et colorée.

« Mes parents, éleveurs ovins depuis 1978, m’ont quasiment élevée dans les mangeoires à paille. J’ai grandi à la ferme et, dès la troisième, j’ai su que je voulais en faire mon métier. Pour moi, c’est un métier agréable et varié où l’on ne fait jamais la même chose. Il faut être sage-femme, vétérinaire, gestionnaire, cultivateur… J’ai suivi un bac professionnel agricole au lycée La Roque à Onet-le-Château en alternance dans trois exploitations ovines. J’ai ensuite été salariée un an chez mes parents avant de m’associer en Gaec avec mon père.

Quand j’ai annoncé à mes parents que je voulais reprendre la ferme, ils étaient vraiment contents. Avec eux, nous avons racheté les 90 hectares de causses, en fermage depuis 45 ans, qui s’ajoutent aux 20 hectares déjà en propriété. À presque 60 ans, mes parents sont repartis pour 15 ans de prêts. Maintenant que la pérennité de l’exploitation est assurée, nous cherchons à améliorer les conditions de travail. Nous avons par exemple investi dans un quad et dans une brouette électrique achetée mille euros d’occasion. Deux des trois bergeries de 400 m² sont équipées de tapis d’alimentation et nous avons une distributrice automatique sur rail pour apporter l’alimentation des agneaux. Avec cet équipement, nous pouvons passer plusieurs semaines sans faire démarrer le tracteur. Prochainement, nous allons construire une bergerie en bois de 500 m² de l’autre côté de la route.

Nous soignons l’abord de la ferme autant que l’intérieur des bâtiments. Par exemple, dans les bergeries, quelques coups de peinture sur quelques parpaings amènent un peu de couleur et de modernité à la grisaille des murs. Tous les ans, nous nettoyons une des trois bergeries à grandes eaux. Cette année, nous avons développé une activité de tourisme à la ferme avec des tentes suspendues installées dans des arbres de nos prairies éloignées. Ce camping insolite a bien plu et, en un an, nous avons rentabilisé nos investissements. Cela demande un peu d’organisation mais ça nous fait voir du monde et on aime bien montrer notre élevage. Toujours dans un but de partager notre métier, nous avons aussi accueilli les élèves de l’école du village.

Nos 550 brebis Lacaune viande en sélection agnèlent normalement trois fois en deux ans. Le roulement des naissances, en décembre-janvier, avril-mai puis août-septembre, fait que, sur nos 1200 agneaux, nous en avons toujours à vendre. Nous vendons les agneaux en label rouge agneau laiton à Grefeuille Aveyron et les agnelles d’élevages pour la reproduction à Ovitest. Les brebis pâturent nos prairies ainsi que le causse. Quand je peux, j’emmène les brebis à vélo dans les 12 hectares de prairie naturelle en bas du village.

Grâce à l’expérience de mes parents et l’accompagnement d’Aprovia, nous avons de bons résultats techniques avec, par exemple, très peu de mortalité des brebis et une productivité numérique de 1,7 à 1,9. D’ici quelques années, au départ en retraite de mes parents, mon compagnon, actuellement commercial dans le matériel agricole, devrait me rejoindre sur l’élevage. »

"J’aime montrer mon métier d’éleveuse"

Trente ans d’Aprovia

La coopérative Aprovia fête ses 30 ans cette année. Cette organisation de producteurs qui rassemble 250 éleveurs ovins dans l’Aveyron et les départements voisins commercialise, entre autres, 40 000 agneaux laitons par an. 30 000 d’entre eux sont certifiés IGP et label rouge agneau laiton et 3 500 partent en agneaux bio. L’agneau laiton est élevé en bergerie sous la mère et abattu jeune entre trois et quatre mois. Abattus à Capdenac (12), les agneaux sont transformés et valorisés par Grefeuille qui les revend à des grossistes, des boucheries artisanales ou des restaurants gastronomiques. Sa marque Allaiton dispose même d’une boutique spécifique dans le centre de Paris.

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