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À Agrimax, les Ovinpiades initient les jeunes aux ovins

Le salon Agrimax a accueilli 80 jeunes à l’occasion d’une initiation aux Ovinpiades. Une façon de faire parler du mouton aux jeunes en formation.

Salon agricole situé à Metz, Agrimax se tient tous les ans depuis huit ans. Destiné aux professionnels mais ouvert au grand public, Agrimax accueille notamment de jeunes enfants en activité périscolaires qui viennent voir vaches laitières et allaitantes, poules, canards et lapins et les quelque 200 béliers qui seront vendus aux enchères. Quelques brebis suitées sont également présentes, mais ce sont surtout les acteurs de la filière ovine qui intéressent les professionnels. « Nous avons réussi à fédérer la filière autour du projet d’un pôle ovin uni, se réjouit Stéphane Ermann, vice-président du salon et éleveur ovin en Moselle. Il y a donc les trois coopératives Cobevim, les bergers du Nord-Est et EMC2, concurrents au quotidien qui présentent, côte à côte, les atouts de l’élevage ovin dans notre région. » Et montrer les atouts de la production ovine, c’est un des objectifs des Ovinpiades, le concours national des jeunes bergers, organisé par Inn’Ovin. Le concours est décliné ici en initiation aux Ovinpiades à l’échelle de la Lorraine. Pour cette septième édition régionale, ce sont 85 élèves, issus de quatre établissements scolaires agricoles, qui participent à cette journée riche en apprentissage et en manipulations.

Pédagogie, discussions et ouverture d’esprit

Trois épreuves leur sont proposées : l’évaluation de la note d’état corporel et de l’état sanitaire, le parage des onglons et le tri en parc de contention. « Nous avons adapté la difficulté car nos candidats sont en moyenne plus jeunes que sur le concours national et tous ne sont pas issus de lycées spécialement orientés sur les ovins », explique Christelle Vaillant, de la chambre d’agriculture de Moselle. Au passage, les membres du jury notent la facilité de chacun à attraper et asseoir les brebis et posent quelques questions théoriques : pourquoi trier, quel est le bon mouvement pour immobiliser une brebis, etc. Le niveau des candidats est relativement hétérogène, « entre ceux qui ont déjà mis les pieds (et les mains) dans un élevage ovin et ceux qui découvrent ce qu’est un mouton, il y a un réel écart », réagit Laura Scheggia, ancienne candidate des Ovinpiades et aujourd’hui technicienne à la coopérative les Bergers du Nord-Est. Pour elle, être membre de jury pour cette initiation aux Ovinpiades, c’est avant tout faire preuve de pédagogie. « On mise davantage sur de la discussion et l’échange avec les jeunes plutôt que sur la pratique pure des Ovinpiades nationales. » Elle exprime aussi une certaine frustration, face à des jeunes qui n’ont pas les bases les plus élémentaires : « nous n’avons pas le temps de tout leur expliquer et on sent qu’ils sont pour certains un peu dépassés par l’évènement. » Pour son binôme de jury, Yannick Mousseron, professeur de zootechnie au lycée agricole de Pixérécourt, l’idée de cette initiation aux manipulations en ovins est avant tout « de créer des vocations chez les élèves les plus réceptifs. Pour les autres, il s’agit surtout de leur ouvrir l’esprit sur une production qu’ils ne connaissent pas forcément, dans un cadre ludique. »

Des futurs éleveurs et techniciens ovins ?

L’ambiance conviviale ne fait pour autant pas oublier aux plus investis l’enjeu de cette journée qui reste un concours malgré tout, avec récompenses et coupe à la clé. Amandine Barre a décroché la première place. Elle est visiblement la première surprise, pourtant sa note globale de 50 sur 60 laisse penser qu’elle maîtrise bien le sujet ovin. À 17 ans et demi, la jeune fille est en terminale CGEA au lycée de Pixérécourt mais ne songe pas, pour le moment, à s’orienter dans une carrière moutonnière. Le benjamin du concours a conquis la seconde marche du podium. Du haut de ses 13 ans, Adrien Claudon participe pour la troisième année à ces petites Ovinpiades. Son entraînement ? Au quotidien, lorsqu’il va sur l’exploitation aider son père, éleveur de Suffolk. Même s’il ne sait pas encore dans quoi il travaillera, on peut penser qu’il ne s’éloignera pas trop du monde ovin.

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