Nappes phréatiques : 63 % des niveaux en dessous des normales au 1er août
Au 1er août, la vidange des nappes s’accentue, avec 94 % des niveaux en baisse à une intensité plus marquée qu’en 2025, d’après le dernier bulletin du BRGM du 10 août 2026.
Au 1er août, la vidange des nappes s’accentue, avec 94 % des niveaux en baisse à une intensité plus marquée qu’en 2025, d’après le dernier bulletin du BRGM du 10 août 2026.
« La situation des nappes se dégrade en lien avec le déficit de pluie efficace du mois de juillet et avec l’augmentation de la demande en eau des différents usages », annonce le BRGM dans son dernier bulletin de situation daté du 10 août 2026.
La vidange se poursuit sur l’ensemble du territoire, 94 % des niveaux sont en baisse, avec une « intensité [qui] apparaît plus marquée qu’en juillet 2025 », précise le service géologique national. De plus, 63 % des points d’observation ont des niveaux en dessous des normales mensuelles au 1er août 2026. Ce phénomène s’explique, selon le BRGM, par un déficit de pluie efficace depuis le mois de mai sur tout le territoire ainsi qu’une sécheresse marquée et des températures élevées aux mois de juin et juillet.
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Une tendance généralisée mais toujours contrastée au niveau du territoire
Si l’ensemble du territoire est concerné, des disparités subsistent à l’échelle locale. Les niveaux des nappes phréatiques inertielles continuent de baisser. Seul le niveau de la nappe des cailloutis du Sundgau se stabilise.
Même chose pour les nappes réactives : seule la nappe des calcaires karstifiés du Quercy et celle des bassins de la Limagne ont des niveaux qui se stabilisent.
Le BRGM rappelle néanmoins que ce constat baissier est « habituel pour la période » : « les pluies tombées lors des épisodes orageux souvent violents, s’infiltrent peu dans les sols ». S’ajoutent à cela les températures élevées qui ont favorisé l’évapotranspiration et accru le besoin en eau des plantes ainsi que les prélèvements pour l’irrigation et le tourisme.
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Des prévisions incertaines pour l’automne
De façon générale, la vidange devrait s’accentuer sur la quasi-totalité des nappes au moins pour le mois d’août. Puis, s’atténuer en septembre avec des demandes en eau à la baisse. Pour les nappes inertielles, « les niveaux piézométriques seront nécessairement inférieurs à ceux observés en 2025, en raison d'une recharge 2025-2026 plus modérée », explique le BRGM.
Du côté des nappes réactives, pour celles présentant des niveaux excédentaires, les prévisions estivales demeurent favorables. Pour les autres, l’incertitude demeure puisque leur niveau dépendra des précipitations saisonnières. La situation est par ailleurs déjà critique pour les nappes du socle limousin et des calcaires de la Côte des Bars.
À ce sujet, les prévisions à trois mois de Météo-France pour août-octobre 2026 indiquent encore des températures supérieures aux normales de saison. Mais l’établissement de météorologie reste prudent sur les précipitations, puisqu’aucun scénario n’est privilégié, sauf dans la région méditerranéenne où un scénario plus pluvieux que la normale est mis en avant.
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