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Lutte contre la francisation : à la recherche de marqueurs du terroir de production des fruits et légumes

Prouver l’origine du lieu de production d’un fruit ou d’un légume par des analyses scientifiques irréfutables, serait un moyen efficace de lutter contre la francisation. Des travaux sont en cours pour faire apparaître ces marqueurs d’un terroir.

Des isotopes stables présents dans les fruits et légumes peuvent être caractéristiques du terroir de production.
Des isotopes stables présents dans les fruits et légumes peuvent être caractéristiques du terroir de production.
© RFL

L’outil scientifique qui permettrait de déterminer le lieu de production d’un fruit ou d’un légume se base sur le fait que les principaux éléments qui constituent les molécules naturelles de ces derniers sont généralement présents sous forme de plusieurs isotopes stables, souvent caractéristiques d’un terroir. Si une base de données, riche et précise, répertoriant ces isotopes selon une cartographie, est constituée, il est possible de prendre un fruit ou un légume frais, d’analyser ses isotopes et ainsi de connaître son lieu de production en interrogeant celle-ci. « Grâce à l’analyse d’un produit faite par un laboratoire, cet outil permettrait d’établir son origine et donc se révéler être un moyen de lutte contre la francisation », indique Fabien Gaucher, responsable du service juridique d’Interfel.

Des bases de données sur l’ail et le melon

Des travaux ont déjà été menés par la DGCCRF afin de développer des analyses permettant d’identifier d’éventuelles francisations de produits dans différentes filières, notamment sur le miel, le vin et la viande. Pour la filière fruits et légumes frais, la DGCCRF a mis en place, il y a deux ans, une base de données sur l’ail. Une autre base de données vient d’être finalisée cet été sur le melon. Des travaux menés en collaboration avec les organisations représentatives de ces produits. D’autres fruits et légumes font l’objet de telles recherches et expérimentations comme le kiwi, la framboise, la pomme et la poire.

« Ce n’est pas encore, pour nous, un outil fonctionnel », ajoute Fabien Gaucher. « Tout l’enjeu est de développer des cartographies suffisamment robustes que l’on pourrait mettre à la disposition des opérateurs. En cas de doute, ils pourraient ainsi faire analyser le produit dans un laboratoire agréé qui établirait avec une fiabilité sérieuse le lieu de production du produit. Mais l’analyse isotopique n’est pas a priori suffisante pour établir de manière certaine une francisation, mais elle donne un indice précieux pour détecter les fraudes et ainsi déclencher plus souvent des enquêtes. Cet indice doit, en toute hypothèse, être corroboré par d’autres éléments de preuve ».

 

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