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Litière de volailles : les solutions pour obtenir de la paille broyée

Valoriser la paille en litière de poulailler impose un broyage efficace. L’obtention de brins courts est à la portée de différentes machines, contrairement au défibrage.

Les éleveurs qui produisent des céréales ont tout intérêt à valoriser leur paille pour la litière de leurs poulaillers.

Lire aussi : « Avec le broyeur-calibreur, je gagne en temps et en qualité de paillage de mes poulaillers»

 Celle-ci est économiquement avantageuse comparée aux copeaux ou aux granulés de paille. Elle l’est aussi techniquement à condition qu’elle soit broyée finement de façon à garantir une bonne absorption des fientes et du confort aux volailles. Plusieurs solutions s’offrent aux éleveurs pour obtenir des brins courts.

Rotocut ou broyeur sous flèche

La première approche consiste à découper la paille dès la récolte. Les presses à balles rondes ou balles cubiques équipées d’un dispositif « rotocut » offrent une longueur de brins théorique généralement comprise entre 4,5 et 5 cm. Certaines machines richement dotées en couteaux atteignent toutefois les 3,5 cm. On retrouve les mêmes performances sur les remorques autochargeuses qui permettent de récolter la paille en vrac, à condition de disposer d’un volume de stockage adapté. De récents modèles atteignent même une coupe ultrafine avec des longueurs de brins théoriques de 2 à 2,5 cm. Cependant, les systèmes de coupe montés sur le rotor de ces différentes machines ont parfois du mal à produire une longueur de brins homogène. Pour une meilleure efficacité, certaines ETA (Entreprises de travaux agricoles) se dotent de presses à balles cubiques munies d’un broyeur sous flèche. Cet accessoire offre un hachage plus régulier (entre 2 et 5 cm) et un début de défibrage. Cette solution présente néanmoins des inconvénients. Le broyeur est gourmand en puissance, ce qui impacte la consommation de GNR et la vitesse de travail. Les fenêtres d’intervention sont raccourcies, car la paille doit aussi être très sèche. Enfin, les lourdes balles obtenues sont fragiles à manipuler.

L’ensileuse dans les champs ou à poste fixe

Autre piste : la récolte à l’ensileuse. Cette technique délivre une coupe fine et régulière, de 1 à 3 cm, sans toutefois défibrer la paille. Celle-ci est alors convoyée en vrac, nécessitant une logistique de remorques comparable à celle de l’ensilage. Pour pallier la contrainte du transport et du volume de stockage, certaines ETA pressent la paille sortie de l’ensileuse, grâce à un cône récepteur monté au-dessus du pick-up d’une presse à balles carrées. Des entrepreneurs audacieux ont même attelé la presse directement derrière l’ensileuse. Cependant, pour éviter de complexifier les chantiers de récolte et limiter les risques d’incendie, des éleveurs privilégient une approche en deux temps : l’utilisation de l’ensileuse à poste fixe. La machine est alors alimentée par des balles de paille via un convoyeur fixé à l’avant du rotor. Cette méthode offre aussi une meilleure maîtrise des conditions de récolte de la paille, préservant ainsi sa qualité.

La finesse et le défibrage des broyeurs

Ces dernières années, une tendance forte se dessine chez les aviculteurs recherchant à la fois une coupe ultrafine (entre 15 et 20 mm) et un défibrage de la paille : l’adoption des broyeurs calibreurs. Ces engins traînés à haut débit, équipés d’un rotor à marteaux et de grilles de calibrage, sont principalement exploités par des ETA ou des Cuma. Des marques comme Haybuster, Teagle et Bizon (via Leroch Distribution) sont les acteurs principaux. Très gourmands en puissance, ces appareils broient de grandes quantités de paille en un temps record, leur débit variant selon la finesse de broyage, la qualité et le conditionnement de la paille (balle ronde ou carrée, rotocutée ou non). La fréquence d’intervention du prestataire dépendra de la capacité de stockage de paille broyée de l’éleveur.

Une alternative pertinente pour les éleveurs est l’investissement dans un broyeur défibreur de plus petite capacité, proposé notamment par Teagle, Agram et Electra. Ces machines, capables de rentrer dans les bâtiments, sont idéales pour le premier paillage et pour constituer un stock de paille broyée pour les repaillages ultérieurs. Certains modèles offrent même une distribution pneumatique de la paille via un tuyau, permettant de pailler sans entrer le tracteur dans les bâtiments.

L’automate dépoussière la paille

Enfin, la solution la plus intégrée est l’automate de paillage. Commercialisés par Dussau Distribution et Schauer, ces équipements représentent un investissement initial conséquent. Ils sont composés d’une table de stockage des balles qui alimente un broyeur, lequel propulse ensuite la paille dans un circuit pneumatique. Ils produisent une paille défibrée légèrement plus longue (entre 26 et 50 mm) que celle des broyeurs défibreurs. Leur avantage ? Ils dépoussièrent la paille, un atout primordial pour améliorer l’ambiance des bâtiments et le confort respiratoire des volailles.

Rédaction Réussir

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