Aller au contenu principal

[Santé des bovins] Une inflammation bien centrée sur le milieu du pied

Fièvre, inflammation de l’espace interdigité et évolution rapide de la boiterie signent le panaris.
© J.-M.Nicol

Quand je parle du pied, je devrais plutôt parler du « paturon » pour désigner la zone située entre les deux étuis cornés et l’articulation du boulet. Cette zone peut s’enflammer en cas de panaris, qui se manifeste par un gonflement des tissus mous bien visible en avant et/ou en arrière du pied et éventuellement tout autour de la couronne. La douleur devient plus vive à mesure que l’inflammation s’aggrave ; avec elle, la boiterie s’intensifie et l’animal devient fébrile. En l’absence de traitement antibiotique cohérent, la nécrose des tissus est telle que le panaris s’ouvre le 3e ou le 4e jour en fissurant la peau de l’espace interdigité qui laisse alors s’échapper du pus. La combinaison des trois signes que sont l’inflammation bien centrée sur le milieu du pied, la fièvre et la rapidité d’évolution de la boiterie suffisent à attester du panaris. Il est par ailleurs bien plus fréquent au pâturage qu’à la stabulation permanente.

Limace, arthrite ou abcès

Mais quand s’enflamme une zone circonscrite du paturon qui finit par suppurer sans provoquer de douleur vive, il faudra soulever le pied pour parer l’abcès. Un abcès parti de la sole, infiltré contre la muraille pour déboucher finalement le long de la couronne.

Même si elle mime un panaris, l’inflammation de l’espace interdigité accompagnée d’une douleur plutôt faible doit vous inciter à examiner avec soin l’espace interdigité. Il peut cacher un corps étranger coincé entre les onglons, ou plus souvent une limace proéminente dont la surface abimée a permis à une infection de gagner les tissus profonds. Une fois guérie, cette infection pourra motiver le retrait ultérieur de la limace.

Reste l’inflammation très douloureuse, circonscrite au talon externe d’une vache dont vous avez négligé la boiterie, au prétexte qu’elle n’était pas importante et qu’elle pouvait attendre encore un peu. Neuf fois sur dix, parti d’un banal ulcère de la sole, l’infection a eu le temps de ronger la zone pour évoluer en arthrite incurable.

Comme quoi, tout ce qui enfle et qui fait mal n’est pas du panaris !

" Le panaris, mais pas que ! "

Les plus lus

<em class="placeholder">démonstrateur centrale agrivoltaïque Voltalia sur prairie avec des vaches</em>
Agrivoltaïsme : les ombrières de faibles hauteurs perturbent peu les vaches mais modifient la composition de la prairie à Poisy, en Haute-Savoie

Avec des hauteurs inférieures à 2,20 mètres, les panneaux fixes installés sur une prairie pâturée de la ferme de Poisy, en…

<em class="placeholder">Éleveurs et leur conseiller devant les robots de traite</em>
« Nous avons habitué nos vaches aux robots grâce au DAC, dix jours avant la mise en route », en Meurthe-et-Moselle

Au Gaec du Pavillon, en Meurthe-et-Moselle, pour faciliter la mise en route et la fréquentation des robots, les éleveurs ont…

<em class="placeholder">Au Gaec de la Dame de Haye, toutes les générations sont représentées. De gauche à droite : Steve Jouquelet, Johann Vévert, Paul Comte, Aymeric Caron, Pascal Ebel, ...</em>
« La convivialité, c’est primordial pour la cohésion d'équipe de notre Gaec », en Meurthe-et-Moselle

Au Gaec de la Dame de Haye en Meurthe-et-Moselle, la cohésion de l’équipe de neuf personnes est une priorité pour les cinq…

<em class="placeholder">Vaches prim&#039;Holstein en attente devant les robots de traite en batch milking</em>
« Le batch milking nous permet une bonne gestion de la main-d’œuvre salariée », dans les Yvelines

La Ferme de la Tremblaye dans les Yvelines a opté pour le batch milking pour la traite de ses 220 vaches…

<em class="placeholder">Les trois associés du Gaec de Vernoux</em>
« Nous apportons de la paille broyée dans la ration de nos laitières pour la fibre efficace », dans le Maine-et-Loire

Au Gaec Vernoux, de nouveaux critères d’analyse des fourrages mesurant la part de fibres efficaces ont amené les associés à…

<em class="placeholder">Ludovic André avec ses vaches au pâturage</em>
« Je passe mes vaches laitières en monotraite l’été pour mieux passer les coups de chaud », dans les Côtes d’Armor
Installé en bio dans les Côtes d’Armor, Ludovic André a opté pour la monotraite de mi juin à fin août, avec des vêlages groupés à…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière