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Photovoltaïque : « Le modèle économique de l’Autoconsommation collective reste à confirmer pour les agriculteurs »

Pour Isabelle Hascoët, de l’Apepha (Association des agriculteurs producteurs d’électricité photovoltaïque associés), l'Autoconsommation collective peut être une opportunité pour les agriculteurs équipés de panneaux photovoltaïques. Son intérêt reste à confirmer par les premières réalisations.

Isabelle Hascoët, de l’Apepha
Isabelle Hascoët, de l’Apepha
© A. Puybasset

« L’autoconsommation collective ouvre un champ des possibles énorme, mais il faut rester prudent et attendre les premiers retours d’expérience pour confirmer l’intérêt pour les agriculteurs et définir les modèles économiques les plus sécurisés et optimisés.

Lire aussi : Autoconsommation collective photovoltaïque : Vendre son électricité photovoltaïque à ses voisins devient possible

Sur des projets complexes, la crainte est d’avoir des procédures administratives et de négociations trop lourdes, impactant le prix du kilowattheure. Certains porteurs de projet vont faire le choix de la simplicité en optant pour une opération patrimoniale, afin de profiter d’une électricité gratuite pour un second site de production ou la maison. D’autres vont rechercher une opportunité financière en valorisant leur électricité auprès de consommateurs locaux via une opération ouverte. Cela implique de devenir vendeur d’énergie et de consacrer du temps à la négociation des contrats, à moins de le déléguer à un intermédiaire.

Lire aussi : Photovoltaïque « Je compte réduire la facture d’électricité de mes poulaillers grâce à l'autoconsommation collective ACC»

Une opération d’Autoconsommation collective sera d’autant plus intéressante si le consommateur potentiel paye cher son électricité et que sa courbe de consommation est en lien avec la production des centrales, c’est-à-dire plus élevée en journée et l’été. C’est le cas d’entreprises agroalimentaires ou de grandes surfaces qui ont des besoins importants en semaine. En complément, les particuliers vont consommer davantage le week-end.

Réaliser une ACC dans le cas d’une centrale sous contrat S21 évite le risque financier pour l’agriculteur qui bénéficie d’un tarif d’achat garanti pour les kilowatts vendus en surplus à EDF (pas compatible avec les anciens contrats S17).

Rien n’interdit de faire de l’Autoconsommation collective avec un tracker, mais il faudra passer par un agrégateur (revendeur comme Engie, Eni… ) qui équilibrera les kilowatts produits et consommés. D’autre part, le dispositif d’ACC est possible avec n’importe quelle énergie renouvelable, y compris l’éolien ou la méthanisation. »

 

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