Aller au contenu principal

Votre laiterie vous incite à produire moins. Le faites-vous ?

Prime à la réduction de production, prix B incitant à lever le pied sur les volumes supplémentaires, accord prix contre volume... Dites-nous comment vous avez répondu à ces différents dispositifs. 

© C. Oudin

OUI. Je suis adhérent à une des douze OP Savencia qui a négocié la prime à la réduction des volumes collectifs livrés (lire n° 304 page 18). Il fallait que le volume total des OP baisse de 6% par rapport à la somme des références contractuelles, pour obtenir 20 euros/1000 litres sur le deuxième trimestre. Et c'est bon, nous l'avons obtenu ! J'ai joué le jeu ; j'ai freiné la production ce printemps. Mes vaches sont passées de 32 à 27 litres. Je n'ai plus donné de concentré. J'ai juste équilibré la ration à base d'herbe pâturée avec du maïs. Au final, ma marge a été confortée par le dispositif : la baisse de volume a été compensée par la prime, et j'ai économisé sur l'aliment acheté. Cet été, avec une pousse de l'herbe ralentie, la part de maïs a augmenté et j'ai remis du correcteur azoté. J'ajoute aussi du concentré de production bien que le prix du lait soit insuffisant, juste pour ne pas pénaliser la reproduction. 

OUI. Notre Gaec à quatre associés (633 000 litres à 70 vaches laitières, atelier viande et grandes cultures) était en sous réalisation de 7% en 2015. Les vaches ont souffert de la chaleur et elles ont eu des problèmes de boiterie. Elles ont donc moins produit de lait. Nous avons mis en place des solutions pour améliorer la situation. Avant l'accord conclu avec Triballat Rians (prix 2015 maintenu en échange d'une réduction de 5% de la production laitière - lire page XX), nous voulions augmenter notre production et faire notre référence. Avec l'accord, nous ne devons pas dépasser 95% de notre référence. Au-delà, l'accord prévoit que T. Rians ne collecte plus. Il faudra donc que nous freinions. Mais pas sur l'été, car nous visons la prime au lait d'été. À partir de septembre, nous allons davantage réformer de vaches, sur des critères de fécondité et de boiteries. Et tarir plus longtemps. Par contre, nous ne touchons pas à l'alimentation des vaches. Une année je l'ai fait, et elles ont trop perdu d'état. Donc, il y aura quelques vaches de moins à élever. Nous trouvons l'accord intéressant. Nous préfèrons produire moins et toucher un prix supérieur, avec un peu moins de travail. 

NON. Avec un prix B à 190 euros/1000 l ce printemps et 192 euros cet été, le signal donné par la coopérative Sodiaal est d'éviter de produire ce volume. Mais dans mon cas, avec l'achat anticipé d'un robot de traite en 2015 pour raison de santé, mon maître mot est de produire les volumes B que j'ai demandé (20 000 l pour 2015 et 80 000 l pour 2016), pour diluer les coûts liés à cet achat et le rentabiliser. Mais je le fais avec un coût de production le plus réduit possible (annuités et charges de structure maîtrisées, 71 €/1000 l de coût alimentaire). J'essaye de maintenir un maximum de pâturage pour les 50 vaches traites (32 paddocks de 70 ares autour de la stabulation). Même avec un robot, je donne peu de concentré : 90 à 100 g/l de correcteur et concentré de production. Chez Sodiaal, de août à octobre, tout le volume est payé en A. Donc je forcerai peut-être un peu plus en concentré. Par contre, cet automne hiver, si le prix B ne remonte pas, j'équilibrerai juste la ration de base. 

Question du mois suivant : Utilisez-vous du propylène glycol ? 

Les plus lus

<em class="placeholder">démonstrateur centrale agrivoltaïque Voltalia sur prairie avec des vaches</em>
Agrivoltaïsme : les ombrières de faibles hauteurs perturbent peu les vaches mais modifient la composition de la prairie à Poisy, en Haute-Savoie

Avec des hauteurs inférieures à 2,20 mètres, les panneaux fixes installés sur une prairie pâturée de la ferme de Poisy, en…

<em class="placeholder">Laurence, Christophe et Matthieu Debreuilly et leur conseillère Caroline Tostain</em>
« Avec notre passerelle, nos vaches traversent la route en sécurité », dans la Manche

Le Gaec Debreuilly dans la Manche dispose depuis l’été 2025 d’un pont pour que les vaches puissent traverser une route…

<em class="placeholder">Gilles Onillon, éleveur laitier, dans une prairie avec ses vaches Jersiaises</em>
« La fétuque élevée repart toujours après une période de chaud », dans le Maine-et-Loire

Le Gaec de la Jutière, dans le Maine-et-Loire, intègre de la fétuque élevée méditerranéenne dans son mélange prairial. Cette…

<em class="placeholder">John Plard, éleveur laitier</em>
« J’aurais dû anticiper l’explosion des cellules au robot de traite », dans la Sarthe
L’EARL Plard dans la Sarthe n’avait pas de problème de cellules avant le passage au robot de traite. Pourtant, l’élevage a dû…
<em class="placeholder">vaches laitières au pâturage</em>
Ralentissement de la collecte de lait de vache à l’Ouest de la France

Les premiers indicateurs d'avril laissent entrevoir un tassement de la dynamique de la collecte laitière après un début d'…

<em class="placeholder">Jérémy Amans, éleveur laitier</em>
« J’ai investi dans un robot de traite reconditionné pour 30 vaches », dans l’Aveyron

Installé seul, Jérémy Amans a fait le choix de l’automatisation de la traite et du raclage, ainsi que de la délégation de la…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière