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Viande bovine
Vers une plus grande dépendance de l´Union européenne en viande bovine ?

L´augmentation attendue du déficit de production dans l´UE pourrait provoquer une dépendance de plus en plus grande à l´égard d´un marché mondial spéculatif.


A moyen terme (horizon 2015), « l´Union européenne reste plus `menacée´ par une sous-production en viandes bovines et ovines que par des excédents ». Telle est la principale conclusion d´une analyse prospective sur le marché de la viande réalisée par le service économie de l´Institut de l´élevage (GEB). Certes, « le repli amorcé de la production de viande bovine devrait être atténué », essentiellement du fait, selon une hypothèse privilégiée dans cette étude, de la relance de la production laitière (hausse de 2 % l´an des quotas laitiers à partir de 2009-2010 et jusqu´en 2015), mais aussi en raison de « la moindre réduction du cheptel laitier ». Mais la tendance à la sous-production reste lourde. « Elle pourrait être de l´ordre de 3 % de 2006 à 2015 ».
Les économistes de l´Institut de l´élevage tablent par contre sur un maintien de la consommation globale de viande dans l´UE à 27.
Compte tenu de ces évolutions, la question de l´augmentation des importations de viande bovine du Mercosur ne se pose pas. Les vraies questions concernent plutôt son ampleur, le prix de la viande importée et les conséquences de ces importations sur l´autonomie de l´UE.
L´Union européenne reste plus « menacée » par une sous-production en viandes bovines et ovines que par des excédents. Telle est l´une des conclusions d´une enquête prospective du GEB. ©F. Mechekour

Baisse de 3 % de la production
Derrière la négociation OMC, « c´est l´avenir du troupeau allaitant et des filières d´engraissement en Europe qui se décidera ». Et pour cause : jusqu´ici, les importations de viandes bovines des pays tiers n´ont pas provoqué le repli de la production dans l´UE, « mais cela pourrait être le cas demain si celles-ci entraînaient un alignement des prix ou une instabilité décourageante ». Un tel scénario conduirait à une dépendance de plus en plus grande à l´égard d´un marché mondial spéculatif.
Pour en savoir plus
Perspectives offre-demande des viandes bovines et ovines dans l´UE à 27 à l´horizon 2015, Dossier économie de l´élevage, octobre 2007, numéro 371. Prix : 20 euros.
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