Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Vers une évaluation génomique de la résistance à la paratuberculose

Un projet de recherche pour déterminer s’il existe des gènes de résistance à la paratuberculose vient de se terminer.

Le programme baptisé Paradigm a été conduit en races Prim’Holstein et Normande. « Les résultats sont extrêmement prometteurs. Il y a clairement un déterminisme génétique assez fort de la paratuberculose. Il pourrait être tout à fait possible de proposer une évaluation génomique des individus pour l’utiliser en sélection », a affirmé Didier Boichard, de l’Inra, lors des Rencontres recherche ruminants en décembre dernier. L’étude a été réalisée grâce aux phénotypes d’animaux provenant de troupeaux en plan d’éradication et aux génotypage de ces animaux subcliniques ou cliniques.

Des résultats extrêmement prometteurs

Tout un travail pour caractériser les phénotypes et éliminer les animaux douteux a été réalisé. « Les corrélations entre phénotypes et génotypes se sont révélées très fortes, a souligné le chercheur. Il n’y a pas qu’un seul gène impliqué dans le mécanisme de résistance à la paratuberculose, mais au moins 3 QTL ». Des discussions sont en cours au sein du consortium de recherche pour donner une suite au projet. La condition indispensable pour mettre en place une sélection génomique est de construire une population de référence de taille suffisante pour chacune des deux races. À titre indicatif, sur les autres caractères, on dispose en Holstein de 200 000 animaux avec des phénotypes et génotypes inclus dans les prédictions.

Ces premiers résultats ouvrent des perspectives très intéressantes : la possibilité de sélectionner des animaux résistants par la voie mâle (à condition que ce critère n'interfère pas négativement avec les autres crtères de sélection), mais aussi de caractériser des animaux, même très jeunes, par un prélèvement pour génotypage. Dans les plans de maîtrise, cela permettrait de dépister et éliminer les animaux les plus sensibles, qui sont aussi probablement les plus excréteurs de la mycobactérie (MAP). En réduisant la contamination à la source, on gagnerait ainsi plusieurs années car la paratuberculose a un délai extrêmement long d’incubation. Or, ce sont les tout jeunes veaux qui s’infectent.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Lait.

Vous aimerez aussi

Vignette
Pourquoi ma vache bave-t-elle ?

Au début, c’est un petit filet de salive qui s’échappe de la commissure des lèvres ou un peu de…

Vignette
[VIDEO] Commet réaliser un écornage sans douleur sur les veaux ?
Dans un tuto, Jean-Marie Nicol, vétérinaire, vous propose de réaliser un écornage sans douleur sur un jeune veau âgé de 3 à 4…
Vignette
[VIDEO] Détectez précocément un veau déshydraté
Sarah Neumann-Raoux, vétérinaire à Eilyps, présente les différents signes de déshydratation ou diarrhées qui doivent vous alerter…
Vignette
Des fièvres de lait qui auraient pu être évitées
Vu par Sophie Cercelet, vétérinaire
Vignette
[VIDEO] Comment mesurer le bien-être animal de ses vaches avec l’application mobile Tibena ?
Valérie Garcia, installée en Gaec à Sainte Pazanne (44), utilise Tibena. Cette application mobile mesure du bien être animal a…
Vignette
Réagir dès les premières mouches pour éviter la prolifération
Une lutte réussie contre les mouches doit être anticipée, commencer tôt et s’inscrire dans la durée. Il est illusoire de croire…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8.20€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière