Aller au contenu principal

Vague de conversion en Comté

Soumis à une forte pression d’entrée dans sa filière, le Comté doit garder le cap pour maintenir l’équilibre économique du marché.

La filière Comté a le vent en poupe. Sur la campagne 2009-2010, le Comité interprofessionnel du gruyère de Comté (CIGC) a enregistré et accepté dix-neuf demandes de conversion en production de Comté, représentant un potentiel de 350 tonnes de fromages à partir de 2010-2011.

Et pour la campagne en cours, vingt demandes ont déjà été dénombrées, soit l’équivalent de 370 tonnes. « Ces demandes émanent d’exploitations situées dans la zone de plaine de l’aire géographique de l’AOP », indique Pierre-Emmanuel Belot, du Contrôle laitier du Jura. Celles-ci ont arrêté l’ensilage (maïs, herbe, enrubannage) pour passer à un régime 100 % foin, condition sine qua none pour produire du lait à Comté au terme d’une année de transition.

Un écart de prix de 100 à 150 €/1000 l

« Cette vague de conversion ne nous surprend pas étant donné l’écart de prix entre le lait industriel et le lait à Comté, payé plus de 400 € sur les derniers mois, avance Jean-Jacques Bret, du CIGC. Beaucoup d’éleveurs échaudés par le yoyo du prix du lait se tournent vers l’AOP pour moins subir les aléas du marché à l’avenir. »

Tout l’enjeu pour ces producteurs est de trouver un atelier collecteur. Chaque fruitière dispose d’une référence lait à Comté. « Si certaines fromageries disposent d’une réserve en plaques vertes (droits à produire) et peuvent accueillir de nouveaux producteurs, d’autres présentent une situation plus tendue. Il se peut qu’une partie de ces nouveaux volumes parte vers d’autres valorisations, comme le morbier par exemple », précise Pierre-Emmanuel Belot.

Vigilance sur l’adéquation offre-demande

« La filière doit assumer toute augmentation de la production sans déstabiliser l’équilibre du marché. Le nombre de conversions apparaît symboliquement fort, mais ne se montre pas plus déterminant sur la production totale de Comté, relativise Jean-Jacques Bret. Nous ne sommes pas inquiets mais nous restons vigilants sur l’adéquation offre-demande. »

D’autant que pour la première fois en dix-huit ans, le marché du Comté affiche une baisse des ventes de 2,7 % en 2009 (48 189 t en 2008 contre 46597 t en 2009), principalement en raison d’une insuffisance des stocks due aux mauvaises conditions climatiques en 2007 et 2008. « Nous avons aujourd’hui retrouvé une situation d’équilibre. Les stocks sont reconstitués et les ventes ont repris sur les derniers mois », rassure le comité. ■

Les plus lus

<em class="placeholder">Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin</em>
Stress thermique : « Notre production laitière ne baisse quasiment plus en été grâce au douchage », dans le Bas-Rhin

Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin, installé en traite en traite robotisée, a mis en place un dispositif de douchage…

<em class="placeholder">Alexandre Ramel dans l&#039;une des  parcelles de maïs ressemée fin mai suite à des attaques de géomyze.</em>
Attaques de géomyze : « Nous avons dû ressemer 50 hectares de maïs », en Mayenne

Le Gaec Fénérie Bourigné, à La Bigottière en Mayenne, a été confronté ce printemps à des attaques sévères de géomyze, une…

<em class="placeholder">Adrien Jaouen et Nicolas Diverres, éleveurs de vaches laitières dans le Finistère</em>
« Un robot de traite, mais avec du pâturage, pour concilier temps libre et revenu dans notre exploitation laitière du Finistère »

Le Gaec de Kergouézan, dans le Finistère, mise sur un système productif aux coûts maîtrisés grâce à la qualité de ses…

<em class="placeholder">Xavier Bruneau (au centre), avec Philippe Fradin (à gauche), un de ses associés, et Mathis Maillet, apprenti. au Gaec La Vergne</em>
« Nous visons l’autonomie protéique et fourragère », dans les Deux-Sèvres

Au Gaec La Vergne dans les Deux-Sèvres, les associés jouent la carte de la diversification des fourrages avec des méteils, de…

<em class="placeholder">collecte de lait sur une ferme</em>
Début mai, la collecte de lait française confirme sa baisse par rapport à 2025
En France, la collecte de lait de vache en mars a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans. Mais en avril et début mai, la…
<em class="placeholder">Gaëtan Palaric, éleveur dans les Côtes-d&#039;Armor devant son robot d&#039;alimentation Aura</em>
« Avec notre robot d’alimentation, nourrir 300 animaux se résume à 30 minutes de surveillance pour 9 rations différentes » dans les Côtes-d’Armor

Dans les Côtes-d’Armor, le Gaec Boscher Palaric fait partie des tout premiers élevages équipés du robot d’alimentation Kuhn…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière