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Lait : Actualité agricole et agroalimentaire de la filière lait dédiée aux agriculteurs, éleveurs de vaches laitières.

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Une vache qui peut s’exprimer est plus fertile

Les conditions d’élevage permettant aux vaches d’exprimer correctement leurs comportements naturels améliorent le taux de réussite à l’insémination.

Les meilleurs élevages en termes de bien-être ont eu un intervalle vêlage-première insémination inférieur de 7 jours
© F. Mechekour

Les taux de non-retour en chaleurs à 90 jours sont significativement supérieurs lorsque les conditions d’élevage permettent aux vaches de bien exprimer leurs comportements naturels (59 % contre 54 %) ». Telle est l’une des conclusions d’une étude dédiée à l’influence du bien-être animal sur la fertilité des vaches laitières (1) présentée par Bénédicte Grimard de l’École vétérinaire d’Alfort aux Journées 3 R 2016. Quelque 1 428 résultats d’inséminations collectés dans 113 élevages laitiers représentatifs des différents systèmes au cours de l’hiver 2010-2011 ont été passés à la moulinette. Mais de façon assez surprenante, l’étude n’a pas permis de mettre en évidence « une différence de réussite à l’insémination entre les meilleurs élevages en note globale de bien-être et les moins bons ». Cette note est calculée à l’aide du protocole européen Welfare Quality. Cette dernière intègre des critères de santé, de qualité de logement, d’alimentation et de comportement des animaux.

Un intervalle vêlage-première IA plus court

Précisons que dans tous les élevages étudiés, les conditions de bien-être étaient au minimum acceptables. Reste que ce résultat est d’autant plus surprenant « que la santé des animaux a une influence avérée sur leur fertilité, notamment les pathologies utérines et les boiteries qui sont prises en compte dans la mesure du bien-être ». En revanche, « les meilleurs élevages en termes de note globale de bien-être ont un intervalle vêlage-première insémination inférieur de 7 jours (79 jours contre 86 jours) par rapport aux moins bons », précise Bénédicte Grimard. L’alimentation et la santé ont une influence significative contrairement à la qualité du logement et du comportement. L’analyse des données va se poursuivre pour décortiquer plus précisément l’impact de chaque critère pris en compte pour évaluer le bien-être animal.

(1) Collaboration entre VetAgroSup, Oniris, l’ENV Alfort et l’Unité mixte de recherche sur les herbivores de Clermond-Ferrand.
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